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17 janvier 2013 · Sénat · Affaires sociales et santé · question Question

Arrêt de toutes plasmaphérèses par l'Établissement français du sang

· Clôturée

Roland Courteau (auteur)

M. Roland Courteau expose à Mme la ministre des affaires sociales et de la santé que face à une mévente de ses produits sur le marché français, le LFB (Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies) vient de demander à l'EFS (Établissement français du sang) d'arrêter la fourniture de plasma issu d'aphérèses, ce qui a conduit ledit établissement à stopper toutes plasmaphérèses visant à collecter du plasma en vue de fractionnement. Il semblerait que cette mesure fasse suite à un long processus initié par la séparation de l'EFS et du LFB inscrite dans la loi n° 93-5 du 4 janvier 1993 votée suite à l'« affaire du sang contaminé ». Bien que compréhensible économiquement et humainement (pourquoi prélever du plasma chez un donneur alors que l'on sait que ce composant ne pourra être valorisé et finira à l'incinérateur ?), cette décision met en péril notre système de santé publique basée sur le bénévolat, l'altruisme, la gratuité du don mais aussi l'approvisionnement et l'autosuffisance en produits sanguins pour les patients nationaux. Il lui indique que cette décision pourrait avoir un impact non seulement sur l'approvisionnement en plasma de fractionnement mais aussi thérapeutique, certains donneurs se démobilisant et se détournant du don, mais, plus grave encore, sur l'approvisionnement en sang total, certaines collectes mixtes étant, elles aussi, supprimées. De plus cette décision pourrait conduire à moyen terme à la suppression de 280 emplois au LFB, mais à très court terme à un plan social de plusieurs centaines d'emplois à l'EFS. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître son sentiment par rapport au problème soulevé et les initiatives qu'elle compte prendre.
La source — senat_questions · nº 996cca:13c28c0e67e:120d
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2013/qSEQ130104043.html
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