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3 janvier 2013 · Sénat · Sports, jeunesse, éducation populaire et vie associative · question Question

Renforcement de la sécurité des salles de remise en forme

· Clôturée

Laurence Rossignol (auteur)

Mme Laurence Rossignol attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative sur le renforcement de la sécurité des salles de remise en forme dites « low cost ». En France, le marché des salles de « remise en forme » est en constant développement. L'activité dégage plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires. Les Français sont aujourd'hui entre 12 et 13 millions à pratiquer le « fitness », la musculation ou la gymnastique d'entretien. L'offre de biens et de services sportifs s'est accrue de façon importante ces dernières années et l'appellation « salle de remise en forme » recouvre des activités très diversifiées, proposées par des organismes très variables. Un peu partout en France apparaissent des salles de sport dites « low cost ». Leur point fort est en toute logique de proposer un tarif d'abonnement deux à trois fois moins cher que celui des clubs classiques. Pour arriver à de tels tarifs, des économies sont réalisées sur les services proposés. Ainsi, la présence d'encadrants est réduite au minimum voire inexistante. Ces entreprises commerciales mettent à disposition des pratiquants des équipements sans que ces activités soient surveillées et encadrées. Les cours se réalisent avec des coachs virtuels : des écrans géants diffusent des vidéos de cours, les pratiquants ne sont donc pas du tout encadrés par des coachs sportifs. Les structures associatives et affiliées à une fédération doivent aujourd'hui faire face à une offre concurrentielle avec l'apparition de ces salles dites « low cost » qui ne sont pas soumises à la même réglementation en matière d'encadrement des pratiques. Les conséquences sont lourdes pour les clubs associatifs qui subissent ainsi une concurrence peu loyale et faussée. Au fur et à mesure que s'ouvrent des salles « low cost », les clubs environnants perdent des adhérents et sont en grande difficulté financière. Rappelons ici que la masse salariale d'une salle de remise en forme constitue jusqu'à 50 % des charges. L'encadrement des activités physiques et sportives est réglementé afin de garantir la sécurité physique des pratiquants. Ainsi, dès qu'il y a acte d'enseignement, d'animation, d'entraînement ou une simple présence considérée comme un encadrement des utilisateurs, la personne qui réalise ces prestations doit justifier de diplômes spécifiques. Or, les salles de remise en forme « low cost » ne mettent pas en place d'encadrement sportif spécifique et ne sont donc pas soumises à ces règles. Certes, le sport se doit d'être à la portée de tous mais il doit également être pratiqué dans des conditions optimales de confort et de sécurité. Les règles d'encadrement de ce type d'établissement doivent donc être renforcées pour éviter les risques d'accidents. En conséquence, elle souhaiterait connaître sa position sur le sujet et si elle envisage de rendre obligatoire la présence de personnel d'encadrement diplômé dans les salles de remise en forme « low cost ».
La source — senat_questions · nº 1bfa3d3:13bd7a79735:4aae
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2013/qSEQ13010293S.html
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