Aéroport Notre-Dame-des-Landes
· Clôturée
Yannick Vaugrenard (auteur)
M. Yannick Vaugrenard. Monsieur le président, ma question s'adresse à M. le Premier ministre ou à son représentant.
Nos concitoyens ont besoin de clarté, de lisibilité et de cohérence, et c'est la force de la puissance publique que d'avoir ces préoccupations majeures sur chaque politique, sur chaque dossier, y compris celui du futur aéroport du Grand Ouest.
M. Bruno Retailleau. Bravo !
M. Yannick Vaugrenard. Ce projet est légitime pour au moins trois raisons, de nature économique, juridique et démocratique.
Légitimité économique, d'abord : l'atout pour le Grand Ouest est évident - pour tous les acteurs économiques, sans exception -, et les terrains ont commencé à être réservés il y a plus de quarante ans. En 2015, l'aéroport actuel a connu la plus forte croissance de l'ensemble des plateformes régionales.
Légitimité juridique, ensuite : les enquêtes d'utilité publique sont closes depuis fort longtemps. Les accords amiables ont été signés avec la quasi-totalité des propriétaires, à la seule exception de quatre d'entre eux. Tous les recours ont été épuisés, et tous ont été rejetés.
Légitimité démocratique, enfin : les grandes villes de l'Ouest et l'ensemble des assemblées départementales ou régionales concernées, toutes tendances politiques confondues, veulent la réalisation de ce projet, conforté par les résultats de chaque élection depuis dix ans.
Depuis de très longs mois, des zadistes agressent, rackettent, font vivre les habitants de ce secteur dans la terreur. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains et de l'UDI-UC.)
Mme Catherine Procaccia. Bravo !
M. Yannick Vaugrenard. J'y ai rencontré des maires désemparés, au bord du découragement.
La sécurité et le droit d'aller et de venir ne sont plus respectés et, plus grave, des risques de comportements d'autodéfense deviennent aussi évidents que dangereux.
Or une ministre indiquait récemment son hostilité au projet d'aéroport et à l'évacuation de la ZAD, la zone d'aménagement différé, avant que le ministre de l'économie ne réaffirme, lui, que le projet devait se faire, à la suite de ce qu'avaient déjà indiqué le Premier ministre et, lors d'un entretien à l'Élysée, le Président de la République.
Monsieur le Premier ministre, qu'en est-il ? Quand, sur ce dossier, la force du droit l'emportera-t-elle ? Quand les travaux commenceront-ils ? Quand cette zone de non-droit sera-t-elle évacuée, pour que soient enfin respectées la sécurité, la liberté et notre vie démocratique ? (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain. – Bravo ! et applaudissements vifs et prolongés sur les travées du groupe Les Républicains et de l'UDI-UC.)
M. Éric Doligé. Il est des nôtres !
La source —
senat_questions · nº 23f5b131:1529b6d9216:-7aaa
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