Délocalisation des services clients d'Engie
· Clôturée
Yannick Vaugrenard (auteur)
M. Yannick Vaugrenard attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la délocalisation des services clients d'Engie.
Depuis 2016, le groupe Engie a mené en toute discrétion une expérimentation sur ses centres d'appel. Il a décidé de ne plus travailler avec ses sous-traitants français, mais avec des étrangers : douze sites ont été installés au Portugal, au Maroc ou encore à l'île Maurice, car la main d'œuvre y est bien moins chère.
Selon les syndicats, depuis 2007, les effectifs en charge de la relation client ont été divisés par deux, quatre centres d'appels en France doivent fermer d'ici à la fin 2019 et quatre supplémentaires fermeront d'ici à 2020.
Selon les projets de la direction, 90 % de l'activité relations clients sera externalisée d'ici à 2020, dont 50 % à l'étranger, et 30 % dès la fin de cette année. C'est donc la suppression de 1 200 emplois chez des sous-traitants d'Engie qui est ainsi prévue sur notre territoire.
Il faut également rappeler que le groupe a annoncé la suppression de 1 900 postes sur la période 2016-2019.
C'est pourquoi il lui demande, outre l'utilisation insupportable du dumping social par Engie, ce que le Gouvernement compte faire pour que l'État actionnaire pèse sur la direction de la société afin qu'elle mette fin à ces délocalisations, entraînant pour nombre de nos concitoyens la perte de leur emploi.
La source —
senat_questions · nº -56cb0c93:160201f1516:-7b83
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