Situation de la ville de Metz
· Clôturée
Jean Louis Masson (auteur)
M. Jean Louis Masson attire l'attention de M. le Premier ministre sur le fait que selon l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), au cours des dix dernières années, la ville de Metz a perdu près de 6 % de sa population. La cause de ce désastre démographique est liée aux restructurations militaires décidées arbitrairement par le président de la République en 2008. En l'espèce, la ville de Metz a perdu près de 6 000 militaires et au total, plus de 8 000 emplois d'un seul coup, si on tient également compte des emplois induits et du personnel civil des armées. Le président de la République concerné avait fait des promesses qui se sont avérées des mensonges purs et simples. Il était évident que ces pertes d'emplois auraient des conséquences désastreuses pour la ville de Metz ; on le constate d'ailleurs encore actuellement avec les menaces qui pèsent sur l'avenir de l'hôpital militaire Legouest, a perdu 80 % de ses patients militaires. Pire encore, la situation a ensuite été aggravée par la fusion autoritaire des régions ce qui a fait perdre à la ville de Metz le statut de chef-lieu de région et là encore, de très nombreux emplois. Même si le Gouvernement actuel n'est pas responsable des arbitrages rendus par les deux précédents présidents de la République et notamment par celui qui a décidé les restructurations militaires, le principe de continuité de l'État a pour conséquence qu'il ne peut pas ignorer les graves séquelles des arbitrages rendus au cours des dix dernières années à l'encontre de la ville de Metz. Il lui demande donc s'il envisage de prendre des mesures volontaristes pour permettre un redressement de la ville de Metz.
La source —
senat_questions · nº 22010e:16f660b5ba8:-2878
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