Situation préoccupante du groupe hospitalier du sud de l'Oise
· Clôturée
Laurence Rossignol (auteur)
Mme Laurence Rossignol attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé concernant la situation préoccupante du groupe hospitalier du sud de l'Oise (GHPSO).
La population de ce bassin de vie voit depuis trop longtemps l'état de son groupement hospitalier s'aggraver, avec une accélération depuis le début de la crise sanitaire.
La désertification de la médecine de ville et la fusion des sites hospitaliers de Senlis et de Creil (imposée par les autorités sanitaires) ont créé les conditions d'un basculement sans retour lorsqu'une épidémie est apparue.
En effet, la baisse sans fin du nombre de lits d'hôpitaux, les transferts de compétences incompréhensibles, les fermetures de services par souci d'économie de façade (comme pour la maternité) ou par manque de personnel (comme le service de la cardiologie), l'envoi du personnel d'un site à l'autre (et donc d'une ville à l'autre) en fonction des urgences, entraînant la fuite des personnels épuisés par leurs conditions de travail, plongent ce bassin de vie dans une immense précarité.
À l'été 2021, c'est ainsi le service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) qui a été suspendu temporairement en raison du manque de ressources médicales, privant 86 000 personnes de prise en charge d'urgence proche. Durant les fêtes c'est le service des urgences de Senlis qui a été fermé.
La fusion des maternités devait permettre de créer une super maternité à l'échelle de l'agglomération. Elle lui demande comment expliquer alors la baisse de 30 % des accouchements depuis 2019. Les femmes se déplacent en effet vers le nord de l'Oise, mais choisissent alors le privé ou vont directement en Île-de-France pour accoucher.
Un plan de relance a été annoncé récemment, qui devrait permettre de venir en aide au GHPSO. Dans le même temps, l'embauche d'un nouveau directeur a été annoncée, avec un intérim par le directeur de l'hôpital de Beauvais dans l'attente de la nouvelle arrivée.
Elle souhaite savoir quelle sera la feuille de route de la nouvelle équipe de direction, quelles seront ses priorités. Elle lui demande également si elle pourra exécuter les travaux du dernier étage de l'hôpital, promis par l'agence régionale de santé depuis des années, permettant de désengorger et de réorganiser réellement les services et quand arrivera le nouveau matériel promis aux équipes et élus locaux.
Puisque la ville de Creil est devenue délégataire de service public en matière de dépistage et de vaccination de l'État, elle lui demande si la totalité des frais engagés depuis le début de l'épidémie de la covid-19 lui sera remboursée, si un moratoire sur la dette de l'hôpital va enfin avoir lieu, faute de quoi le GHPSO irait droit au naufrage, et enfin, si l'État est prêt à envisager la réouverture de la maternité de Creil.
La source —
senat_questions · nº -14c4c1bf:17e4295b3f6:-7e7d
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