Emplois et accompagnement des entreprises
· Clôturée
Julien Bargeton (auteur)
M. le président. La parole est à M. Julien Bargeton, pour le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – Exclamations sur de nombreuses autres travées.)
M. Julien Bargeton. Monsieur le président, à mon tour de vous adresser mes meilleurs vœux, ainsi qu'à l'ensemble de notre assemblée, aux collaborateurs, aux administrateurs, aux huissiers, à tous les personnels du Sénat qui sont là pour nous et, bien sûr, au Gouvernement, à qui je souhaite une excellente année 2022. (Exclamations ironiques sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Jérôme Bascher. Une demi-année !
M. Julien Bargeton. Ma question s'adresse à Mme la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion. Elle porte sur la proportion, dans les recrutements, entre les contrats à longue durée et les contrats à durée déterminée.
Au début de la crise, on nous annonçait une catastrophe sur le plan de l'emploi, les projections faisant état de pas moins de 230 000 destructions d'emplois.
Nous en sommes loin. Ces destructions ne se sont pas produites. Au contraire, le taux de chômage s'établit à 8 % – le plus bas depuis quinze ans – et le taux d'emploi à 66 %, un niveau tout à fait inédit.
Ces chiffres sont connus. Il y a un chiffre moins connu, celui de la hausse des contrats à durée indéterminée, qui étaient, en novembre 2021, au nombre de 420 000. Ce niveau est supérieur à celui de 2006 – il n'avait donc pas été atteint depuis très longtemps – et dépasse même celui des contrats courts.
De tels résultats peuvent s'expliquer, sans doute, par l'augmentation de l'activité des femmes. La loi visant à accélérer l'égalité professionnelle encouragera encore, d'ailleurs, ce mouvement.
Mais il y a d'autres explications : l'embellie économique que nous connaissons, le soutien aux entreprises, les mesures ciblées pour les jeunes, par exemple, mais aussi la réforme de l'assurance chômage, avec la désincitation aux contrats courts et la préférence pour les contrats plutôt longs.
Ma question est donc double, madame la ministre : considérez-vous ce mouvement comme conjoncturel – nous retrouverions alors à l'avenir le rythme précédent – ou pensez-vous qu'il est structurel ?
Comment encourager, encore, cette tendance favorable, en particulier aux contrats à longue durée ? (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
La source —
senat_questions · nº b165981:17e1e89177c:-7895
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