Réforme du corps diplomatique
· Clôturée
Catherine Dumas (auteur)
M. le président. La parole est à Mme Catherine Dumas, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Mme Catherine Dumas. Monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, la réforme voulue par le Président de la République et visant à supprimer les grands corps de l'État au profit d'un corps unique d'administrateurs de l'État vient de connaître son premier développement avec la création de l'Institut national du service public.
Cette réforme va s'appliquer au ministère de l'Europe et des affaires étrangères, et elle inquiète légitimement nos diplomates : 800 d'entre eux sont concernés par la disparition progressive des corps de conseiller des affaires étrangères et de ministre plénipotentiaire à partir de 2023.
Aujourd'hui issus de l'ENA, voire du prestigieux et sélectif concours d'Orient, ces serviteurs de l'État embrassent cette carrière par vocation, pour servir la France à l'étranger. Le métier de diplomate n'est pas celui de préfet ou d'inspecteur général des finances : être diplomate, c'est posséder des compétences de négociation, une expérience sur le terrain acquise au fil des années et des postes.
Monsieur le ministre, pouvez-vous nous confirmer le maintien du concours du cadre d'Orient, qui fait la réputation du plus vieux service diplomatique au monde, et nous préciser si les ambassadeurs seront toujours nommés sur votre proposition ? (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – M. Franck Menonville applaudit également.)
La source —
senat_questions · nº b165981:17e1e89177c:-7856
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