Situation d'urgence dans les structures d'accompagnement pour personnes en situation de handicap
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Daniel Gremillet (auteur)
M. Daniel Gremillet interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur l'urgence des dispositions à prendre pour les structures d'accompagnement pour personnes en situation de handicap.
Dans les Vosges et partout en France, entre pénurie de personnels, épuisements, fermetures de services en cascade… les familles, les personnes en situation de handicap et les salariés sont à bout de souffle, l'encadrement et les conditions d'accompagnement des personnes, déjà très fragiles, sont très clairement menacés.
En cause le Ségur de la santé, l'institut médico-éducatif (IME) de Neufchâteau, pour ne citer que cet exemple vosgien, est la démonstration de la mise de côté de certaines professions de la revalorisation salariale du Ségur. Moniteurs-éducateurs, éducateurs techniques spécialisés, éducateurs spécialisés, aides-soignants, aides médico-psychologiques, agents de service, secrétaires, agents d'entretien, éducateurs sportifs, toutes ces professions du médico-social en sont écartées.
Alors que l'État a prévu d'investir 8,2 milliards d'euros par an pour revaloriser les métiers des établissements de santé et des Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées et dépendantes), et reconnaître l'engagement des soignants au service de la santé des Français, le secteur du handicap se sent lésé.
Cette non-revalorisation salariale impacte grandement le secteur qui devient alors moins attractif. Le recrutement des remplaçants est difficile, il y a une surcharge de travail pour le personnel en place.
Certes, il se mobilise pour une meilleure reconnaissance mais pas seulement : il se bat pour défendre la qualité d'accompagnement des personnes accueillies et de leurs familles qui est mise à mal faute de moyens humains et financiers.
Il subit une double peine entre le manque d'attractivité de la profession et le Ségur. Aujourd'hui, les professionnels et les familles réclament une véritable prise de conscience des pouvoirs publics. En outre, les manques actuels en moyens matériels, humains, financiers… affectent la qualité des soins et ont un impact direct sur la sécurité des personnes handicapées particulièrement vulnérables.
Afin que les professionnels du médico-social cessent de déserter et que les résidents dépendants ne se retrouvent pas tous « hébergés » à l'hôpital, il demande au Gouvernement quelles sont les mesures qu'il pourrait prendre visant à une véritable reconnaissance de leurs missions, au versement de salaires dignes et à une égalité de traitement des personnels médico-sociaux à travers l'uniformisation des grilles indiciaires.
La source —
senat_questions · nº 28316c44:17e1e8932a7:-5a52
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