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12 janvier 2023 · Sénat · Santé et prévention · question Question

Accès aux soins hospitaliers dans le Jura

· Clôturée

Sylvie Vermeillet (auteur)

Mme Sylvie Vermeillet attire l'attention de M. le ministre de la santé et de la prévention sur les difficultés croissantes d'accès aux soins hospitaliers dans le Jura. Les hôpitaux jurassiens de proximité sont en souffrance. À Saint-Claude, après la fermeture de la maternité et de la chirurgie, hors ambulatoire, il y a quatre ans, c'est désormais l'hôpital de jour pour enfants qui ferme ses portes. Service extra-hospitalier de pédopsychiatrie construit en 2005 dans un territoire de montagne, il accueillait 195 enfants et adolescents en 2021. Parmi eux, 48 venaient plusieurs fois par semaine pour le suivi de troubles et pathologies parfois lourds : autisme, dépression, état de stress post-traumatique, psychoses, phobies… Avec le départ de l'unique pédopsychiatre, c'est tout un service qui s'arrête. Le fragile équilibre entre soins et milieu ordinaire est rompu pour nombre de jeunes Jurassiens. Avec parfois 18 mois d'attente avant la fermeture du service, il est insensé de croire que leur prise en charge perdurera de manière satisfaisante. Surtout si ces familles du Haut-Jura, territoire par nature enclavé, doivent désormais effectuer 1 heure ou 1 h 30 de route. De manière générale, le manque de médecins est criant dans le groupement hospitalier territorial du Jura. Cette situation n'est évidemment pas propre à ce département. Mais l'agence régionale de santé doit pouvoir expérimenter et compter sur des moyens exceptionnels. À Champagnole, la ligne de structure mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) est fermée, faute de médecins jugés « conformes ». L'urgentiste à temps plein a en effet été mis à pied pour une question de spécialisation. Question qui ne semblait pas se poser jusqu'à présent. Dans le même temps, à 35 km, la ligne de SMUR de l'hôpital de Morez est au bord de la rupture. Du fait notamment du remerciement d'un médecin de ville, urgentiste depuis plusieurs années et désormais jugé inapte car non spécialisé. Comble de l'absurde, le même médecin, pompier par ailleurs, continue d'intervenir dans ce cadre pour assurer les urgences du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) lorsque le SMUR n'intervient pas. Aussi, dans ce contexte de manque de personnel soignant, elle lui demande quels moyens transitoires peuvent être mis en œuvre pour pérenniser l'engagement historique de médecins et ne pas mettre à l'arrêt brutalement les services de soins indispensables en milieu rural.
La source — senat_questions · nº -1a51d252:1857f6abe68:62f4
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2023/qSEQ23010348S.html
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