Dégradations des conditions de travail pour les élèves de terminale et pour la communauté éducative
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Adel Ziane (auteur)
M. Adel Ziane interpelle M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur les dégradations des conditions de travail tant pour les élèves de terminale que pour la communauté éducative, en raison du volume du programme de sciences économiques et sociales (SES).
Il a été sollicité par un collectif d'enseignants en sciences économiques et sociales (SES) du lycée Blaise Cendrars de Sevran, situé dans son département de Seine-Saint-Denis. Ceux-ci expriment leurs inquiétudes quant aux conditions de travail détériorées en SES, imputables à la pression accrue liée à une « course au bac » et à un programme jugé excessivement chargé.
En revenant sur un des aspects les plus problématiques de la réforme du lycée, grâce au retour des écrits de spécialité du baccalauréat en juin, le Ministre a annoncé que les candidats seraient évalués sur l'intégralité des programmes d'enseignement. Cette décision semble négliger les demandes d'allègements de programmes, indispensables pour préparer adéquatement les élèves à l'examen et à l'enseignement supérieur. Cela notamment en SES, deuxième spécialité la plus suivie à l'échelle nationale.
En effet, contrairement à l'année précédente où sept chapitres devaient être traités jusqu'à fin mars, cette année, les enseignants de SES sont confrontés à l'obligation de couvrir douze chapitres d'ici mi-juin, représentant ainsi une augmentation plus que significative pour deux mois et demi de cours supplémentaires.
De plus, cette charge de travail accrue est combinée à la préparation du « grand oral » sans temps dédié.
Les enseignants alertent sur le fait que cette augmentation du programme limite leurs capacités d'approfondissement et de remédiation, compromettant ainsi la réduction des inégalités d'apprentissage, particulièrement dans des classes comptant jusqu'à trente-cinq élèves.
Dès lors, les enseignants, dans leur engagement à bien faire leur métier, sont confrontés à un dilemme impossible. Ils doivent choisir entre enseigner coûte que coûte ces douze chapitres, au risque de sacrifier la qualité de l'enseignement, ou enseigner de manière approfondie tout en laissant des chapitres non traités, compromettant possiblement la préparation des élèves à l'examen.
Ainsi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour prendre en compte la réalité du terrain et répondre à cette préoccupation légitime des enseignants, des élèves et de leurs parents. Le programme de SES pour les terminales doit être ajusté au volume d'heures de cours dont disposent les enseignants.
La source —
senat_questions · nº 1b67d9b4:18c7b85ab8f:-7e8b
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