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25 janvier 2024 · Sénat · Collectivités territoriales et ruralité · question Question

Règlements européens applicables aux aides à l'immobilier d'entreprise versées par les collectivités territoriales

· Clôturée

Philippe Bas (auteur)

M. Philippe Bas appelle l'attention de M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires concernant les règlements européens applicables aux aides à l'immobilier d'entreprise versées par les collectivités territoriales. En effet, prenant acte de l'effet direct du droit de l'Union européenne en droit national, le décret n° 2019-733 du 2 juin 2016 a abrogé une large partie des textes réglementaires nationaux applicables aux aides à l'immobilier d'entreprise. Ce décret a, par ailleurs, rappelé expressément aux collectivités territoriales compétentes et à leurs groupements la nécessité de respecter les articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et la réglementation qui en découle (article R. 1511-4-3 du code général des collectivités territoriales - CGCT). Cependant, il semblerait que les règles subsistantes limitent les potentielles contributions des collectivités territoriales en matière d'aide à l'immobilier d'entreprise, et en particulier celles à destination des petites entreprises. En effet, la rédaction des articles R. 1511-5 et R. 1511-10 du CGCT suggère que les aides à l'immobilier d'entreprises destinés aux petites et moyennes entreprises ne pourraient être fondées que sur le règlement général d'exemption par catégorie (RGEC), et non le règlement « de minimis ». Seules les aides à la location ainsi que celles versées aux entreprises ne répondant pas à la définition communautaire de la petite et moyenne entreprise en dehors des zones d'aide à finalité régionale, peuvent se fonder sur le règlement dit « de minimis ». Or, quand bien même le RGEC est spécialement applicable aux petites et moyennes entreprises, le règlement dit « de minimis » permet de subventionner davantage les acteurs économiques dotés de faibles coûts admissibles, lesquels sont principalement de petites entreprises, dans la mesure où le premier se base sur un pourcentage des coûts admissibles - en l'occurrence, 20 % pour les petites entreprises, et 10 % pour les moyennes. Dans ce contexte, il souhaite que le Gouvernement puisse confirmer ou non cette lecture des textes, et, le cas échéant, d'indiquer quelles sont les évolutions envisagées afin d'aligner les textes réglementaires nationaux avec le droit de l'Union européenne, qui ne semble pas faire obstacle à la mise en oeuvre du règlement dit « de minimis » dans les situations décrites précédemment.
La source — senat_questions · nº 1066af11:18d22579ecd:4055
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2024/qSEQ240109823.html
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