Protection de la filière apicole française
· Clôturée
Laurent Burgoa (auteur)
M. Laurent Burgoa attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la filière apicole française qui est aujourd'hui en crise.
En effet, en France, les ventes de miel en volumes sont en baisse depuis plusieurs années dans les grandes et moyennes surfaces. Les chiffres des trois dernières années sont les suivants (source Nielsen et Iri) : 2021 : - 9 % par rapport à 2020 ; 2022 : -1,6 % par rapport à 2021, 2023 : - 5,4 % par rapport à 2022. Si nous comparons les volumes sur dix ans (entre 2013 et 2023), est constatée une baisse globale de 5 %.
De multiples raisons expliquent que certains consommateurs se détournent du miel : un pouvoir d'achat en berne dans un contexte inflationniste exceptionnel ; une défiance vis-à-vis du miel, engendrée par des communications médiatiques anxiogènes.
De plus, cette baisse marquée de la consommation intervient alors que les récoltes de miel en France sont au plus haut depuis une vingtaine d'années au moins, avec trois récoltes en 4 ans (2020, 2022 et 2023) annoncées comme supérieures à 30 000 t. Tous les acteurs de la filière sont donc concernés par cette baisse de la consommation. Il est aujourd'hui nécessaire de soutenir les apiculteurs et de promouvoir les miels de France auprès des consommateurs.
Les négociations entre les conditionneurs et les distributeurs ne peuvent actuellement se tenir qu'une seule fois par an, entre décembre et février. Les modifications d'assortiments entrent alors en vigueur au plus tôt le 1er mars. Cela signifie que les assortiments dans les linéaires de la grande distribution sont exactement les mêmes aujourd'hui qu'à l'été dernier. Des apiculteurs plaident depuis plusieurs années pour une meilleure adaptation de ces négociations au calendrier apicole. Afin de coller au plus près des réalités des récoltes, il est nécessaire qu'en cas de récolte anormalement forte ou anormalement faible, des négociations puissent s'ouvrir dès le premier septembre afin de tenir compte des nouvelles données du marché. Le système actuel serait trop rigide et contraignant.
Il lui demande comment il compte soutenir davantage la filière française du miel, sa qualité et la lutte contre les fraudes. Enfin, il lui demande également si des mesures seront prises contre l'arrivée inquiétante d'entreprises proposant à la vente des produits de synthèse faussement dénommés « miel vegan ».
La source —
senat_questions · nº 1b67d9b4:18c7b85ab8f:-7d38
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