Situation alarmante de l'école au sein de l'éducation nationale
· Clôturée
Pauline Martin (auteur)
Mme Pauline Martin attire l'attention de M. le Premier ministre sur la situation alarmante de l'école au sein de l'éducation nationale.
Les situations de pénurie de professeurs ne cessent de se multiplier à travers le territoire, et elles constituent une préoccupation croissante pour le corps enseignant et encore plus pour les familles. La formation des jeunes générations et la réussite de nos élèves constituent pour la commission de la culture et de l'éducation, dont elle est membre, des priorités fondamentales tant elles sont indispensables pour assurer l'avenir de notre Nation. À ce titre, il lui apparaît essentiel que tous les élèves soient mis dans les meilleures dispositions pour apprendre et se former, et que chacun d'entre eux bénéficie de l'égalité que leur doit la République au sein de l'éducation nationale. Le Président de la République l'a rappelé en ce début d'année 2024.
Malgré cela, la désertification enseignante gagne l'ensemble du territoire. La situation d'un collège du Loiret lui semble représentative de la situation nationale. Les parents d'élève du collège de Lorris, dans le Loiret, apprenaient il y a quelques semaines que le professeur de français absent depuis le début de l'année scolaire 2023-2024 serait remplacé par un professeur en mi-temps thérapeutique, et qu'un professeur d'anglais n'a toujours pas été remplacé malgré son absence prolongée depuis plusieurs mois. Il lui semble flagrant que la dynamique inquiétante du niveau scolaire national, une nouvelle fois mise en exergue par les résultats de l'enquête Pisa 2023, atteste de l'exigence sans faille nécessaire pour combattre la crise actuelle. Il est ainsi difficilement envisageable d'aggraver le retard de nos élèves par la répétition de cours non dispensés, ou à moitié dispensés.
Le chef de l'État dit vouloir faire entrer l'éducation dans son « domaine réservé », notamment dans le cadre de son programme de « réarmement civique », et le chef du Gouvernement « emporte avec lui la cause de l'école ». Si le ministre de l'éducation nationale est nommé Premier ministre, tous les espoirs sont permis pour que l'éducation soit mise au centre de toutes les politiques, comme pivot de la République et condition de l'Égalité, de la Liberté, et de la prospérité de notre Nation.
C'est pourquoi elle demande instamment au Premier ministre de concrétiser ses engagements en exposant de manière détaillée et précise sa stratégie visant à accorder une priorité effective à l'éducation dans notre pays.
La source —
senat_questions · nº 5438ca6a:18d58ee278a:11dc
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