Stratégie gouvernementale de lutte contre les pollutions de l'eau potable
· Clôturée
Guislain Cambier (auteur)
M. Guislain Cambier interroge M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur la stratégie gouvernementale de lutte contre les pollutions de l'eau potable.
L'eau du robinet est l'un des aliments les plus surveillés et contrôlés en France.
Ainsi, l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) impose aux distributeurs d'eau une liste des molécules à tester, définie localement. Cette liste dépend notamment de la densité de population sur le territoire du réseau de distribution d'eau et des produits phytosanitaires les plus utilisés.
En région Hauts de France, l'agence régionale de santé a décidé d'intégrer des nouveaux polluants dans le panel des molécules à surveiller dans l'eau destinée à la consommation humaine. Cela porte à près de 600 les composés chimiques à contrôler. Certains d'entre eux sont très connus comme le nitrate et des pesticides souvent dénoncés. Mais de nouveaux polluants, appelés « métabolites », font désormais l'objet d'une attention particulière des autorités sanitaires.
Ce sont des molécules issues de la dégradation des pesticides épandus dont il existe des incertitudes quant à leur dangerosité sur notre santé. À partir de combien de microgrammes d'un métabolite par litre, l'eau du robinet devient-elle dangereuse pour la santé, pour quelles molécules ? Nous l'ignorons encore.
Par défaut, tout métabolite étudié est classé comme potentiellement dangereux. La démarche se fonde sur le principe de précaution pour la santé, faute de connaissances suffisantes.
Cette classification des métabolites est également longue à établir. Elle vient donc renforcer les suspicions que l'usager peut avoir à l'égard de la consommation de l'eau du robinet.
Cette situation amène les gestionnaires d'eau potable à devoir investir dans des usines de traitement d'eau, onéreuses, afin de poursuivre l'exploitation des ressources dont ils sont en charge.
Compte tenu de cette situation, il l'interroge sur les moyens que l'État entend déployer afin d'accompagner les gestionnaires d'eau potable.
La source —
senat_questions · nº 5438ca6a:18d6939e492:-71c2
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