Crise du logement
· Clôturée
Pascal Savoldelli (auteur)
M. le président. La parole est à M. Pascal Savoldelli, pour le groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky.
M. Pascal Savoldelli. Monsieur le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, avec respect et avec sincérité, je vais vous exprimer un coup de colère. (Murmures sur de nombreuses travées.)
Un coup de colère, parce que je suis élu d'un département dans lequel le seuil des 100 000 demandeurs de logement a été dépassé.
Un coup de colère, parce que 12 millions de personnes fragilisées par la crise du logement, ce sont 12 millions de sinistrés.
Oui, il s'agit d'une bombe sociale à retardement !
La vérité, c'est que, dès 2017, vos politiques n'ont été qu'un « J'accuse... ! » du logement social, pour libérer de toute contrainte le marché privé : baisse des APL dès l'élection du président Macron ; ponction de 1,3 milliard d'euros dans les caisses des bailleurs sociaux ; loi Élan pour obliger à vendre des logements sociaux à la découpe et faire disparaître les petits bailleurs ; loi Kasbarian-Bergé pour faciliter les expulsions ; et vous voilà désormais décidés à démanteler la loi SRU.
Monsieur le ministre, le bilan est dramatique : il n'y a plus de politique publique du logement en France. (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE-K et sur des travées du groupe SER.)
Mme Marie-Pierre de La Gontrie. Absolument !
M. Pascal Savoldelli. De nombreux emplois sont menacés chez les acteurs du secteur et la majorité des habitants de notre pays sont livrés à eux-mêmes face à la spéculation.
Monsieur le ministre, ma question est simple : 56 % d'augmentation des loyers dans le parc privé, stop ou encore ? Quelque 2 000 enfants à la rue, stop ou encore ? À quand l'état d'urgence du logement ? (Bravo ! et applaudissements sur les travées des groupes CRCE-K, SER et GEST. - M. Christian Bilhac applaudit également.)
La source —
senat_questions · nº -215d6d9a:18d77dd51e7:-7c0e
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé