Missions de l'office français de la biodiversité
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Éric Gold (auteur)
M. le président. La parole est à M. Éric Gold, pour le groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen. (Applaudissements sur les travées du groupe RDSE.)
M. Éric Gold. Ma question s'adresse à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche.
Madame la ministre, vous avez déclaré lundi au Sénat, lors de l'examen de la mission « Écologie, développement et mobilité durables » que vous n'acceptiez pas que l'on mette des cibles dans le dos des agents publics. Je salue cette déclaration, qui va à contre-courant de la vague d'attaques dont est victime l'Office français de la biodiversité. (Applaudissements sur les travées du groupe GEST et sur des travées du groupe SER.)
Certes, comme dans toute activité, il peut y avoir des incompréhensions, mais les missions de police environnementale restent confiées par l'État : il lui revient par exemple d'encadrer la chasse, de faire respect les règles environnementales, les dispositions sur l'arrachage des haies, les arrêtés sécheresse, etc.
Si ces missions peuvent être contestées, les fonctionnaires ne doivent en aucun cas être mis au pilori.
Certes, l'administration est toujours plus lourde et exige des procédures devenues parfois absurdes ou insupportables aux yeux des agriculteurs, mais c'est à l'État - exécutif et Parlement compris - de faire son autocritique et de revoir sa copie.
Les attaques envers les bureaux et les agents de l'OFB sont inacceptables. Les critiques des plus hauts responsables politiques, en pleine élection des chambres d'agriculture, ne sont pas non plus de nature à apaiser les débats, alors que certains syndicats se chargent déjà d'attiser les braises d'une situation hautement inflammable.
Doit-on rappeler que la police de l'environnement est une chance vu les bouleversements climatiques que nous connaissons ? Le président Trump a déjà fait sortir son pays de l'accord de Paris, alors que les incendies les plus dévastateurs de l'histoire de la Californie ont ravagé 16 000 hectares depuis le 7 janvier dernier.
Nous devons rester fermes sur la défense de l'environnement et soutenir les agents qui assurent ces missions essentielles.
Madame la ministre, puisqu'il est de bon ton de critiquer de plus en plus ouvertement l'OFB, pouvez-vous nous dire si ses missions sont remises en cause ? Le cas échéant, qui les assurera demain ? (Applaudissements sur les travées des groupes RDSE, GEST et SER.)
La source —
senat_questions · nº -83b3af6:194824f2248:-7ddd
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