publicité ; réglementation
· Réponse publiée
Véronique Louwagie (auteur)
Mme Véronique Louwagie attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement au sujet de la situation de la presse professionnelle agricole. Depuis quelque temps, la presse professionnelle agricole constate des annulations massives de campagnes de communication programmées par les industriels des médicaments vétérinaires. Ces annulations sont consécutives à la publication d'un décret (n° 2015-646 du 10 juin 2015). La qualité reconnue de l'information technique et professionnelle que diffuse la presse professionnelle agricole a toujours justifié un usage qui lui donne accès à la communication sur les médicaments délivrés sur prescription. La presse professionnelle agricole, très inquiète, souhaite alerter et informer le Gouvernement sur différents points et indique : « Notre presse menacée de disparition, ne pourra plus exercer son rôle d'information et de formation indispensable pour promouvoir les bonnes pratiques et en particulier pour supprimer ou pour fortement limiter l'usage des antibiotiques ». « La disparition de notre presse professionnelle accélèrera la prolifération d'outils numériques de toute nature, incontrôlables car installés à l'étranger. Certains sites existent déjà et vendent des médicaments sans contrôle ». « Les éleveurs, sentinelles pour la prévention de la santé des animaux d'élevage, sont des professionnels et leur statut doit être reconnu. Ils n'appartiennent pas au public ». « La prévention doit être l'axe majeur de communication de l'ensemble des acteurs de la santé animale ». « La presse professionnelle agricole n'est plus à même de remplir sa mission ». Aussi souhaite-t-elle connaître les intentions du Gouvernement au regard de cette situation.
La source —
assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L14QE92125
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