Initiatives du Gouvernement français en vue de l'abolition d'une résolution des Nations unies assimilant le sionisme au racisme
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Affaires étrangères (repondant)
Réponse. -Comme il l'a récemment indiqué à M. Georges Mesmin et à M. André Durr, députés, le Gouvernement tient à rappeler à l'honorable parlementaire que la France a voté contre la résolution n° 3379 de la 30e assemblée générale des Nations unies, assimilant le sionisme au racisme. La déclaration faite, à cette occasion, par notre représentant aux Nations unies a clairement montré la réprobation de la France à l'égard de cette initiative. La France attache le plus grand prix à la lutte contre le racisme et contre la discrimination raciale. C'est pourquoi elle participe aux activités entreprises par les Nations unies dans ce domaine, mais à condition qu'elles ne soient pas détournées de leur objet par des assimilations que nous n'acceptons pas. Telle est la règle que nous nous sommes fixée et qui a dicté notre conduite à l'égard des deux décennies de la lutte contre le racisme aux Nations unies. Ainsi, en 1978, la France, avec ses partenaires européens et certains pays occidentaux a quitté, avant la fin de ses travaux, la première conférence mondiale de la lutte contre le racisme lorsqu'y ont été adoptés deux paragraphes de la déclaration finale qui accusaient Israël de pratiquer une politique de discrimination raciale et condamnaient les relations entre " l'Etat sioniste d'Israël et le régime raciste d'Afrique du Sud ". Dans le même esprit, la France, ainsi que la plupart de ses partenaires occidentaux, s'est prononcée, en 1983, contre deux paragraphes de la déclaration finale de la deuxième conférence mondiale de la lutte contre le racisme, qui, bien que rédigés en des termes plus nuancés, n'en demeuraient pas moins inacceptables sur le fond. Nous nous sommes, en outre, prononcés contre l'ensemble de cette déclaration. Grâce à cette attitude de fermeté, adoptée par la France et la plupart des pays occidentaux, l'assemblée générale des Nations unies n'a plus eu à connaître de textes reprenant les termes de la résolution n° 3379. Si une nouvelle initiative devait être prise, l'honorable parlementaire peut être assuré que, fidèle à ses traditions, la France agirait conformément à la ligne qu'elle s'est fixée depuis lors.
La source —
senat_questions · nº 1010058:1024583346a:3d04
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