Gestion financière des collectivités publiques
· Clôturée
Économie (repondant)
Réponse. -L'avance de trésorerie consentie par une commune à un syndicat intercommunal dont elle est membre s'analyse comme un prêt, rémunéré ou non, à une personne de droit public et appelle, à ce titre, les deux remarques suivantes : 1° Cette intervention n'est pas actuellement prévue par la réglementation en vigueur : c'est ainsi que la juridiction administrative a récemment estimé qu'une avance de trésorerie consentie par délibération d'un conseil municipal à un syndicat mixte " n'était pas au nombre des interventions économiques autorisées par la loi aux communes " (voir T.A. de Paris, 23 octobre 1985, commissaire de la République du Val-de-Marne, c./commune de Maisons-Alfort). Au cas d'espèce, le comptable, en sa qualité de conseiller économique et financier des collectivités locales, n'a fait que rappeler les textes en vigueur. 2° Cette réglementation s'explique notamment : d'abord par la nécessité de limiter les risques pris par les communes ; ensuite, par des relations de trésorerie entre les communes et l'Etat. Celles-ci sont fondées sur des obligations réciproques : l'Etat avance régulièrement et gratuitement aux communes le produit des impôts locaux ; en contrepartie, les communes sont tenues de déposer sans rémunération auprès du Trésor l'intégralité de leurs disponibilités.
La source —
senat_questions · nº 1010058:1024583346a:3d12
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