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12 janvier 2001 · Sénat · Agriculture · réponse Réponse

Tests de dépistage de l'ESB

· Clôturée

Agriculture (repondant)

M. Jean Glavany, ministre de l'agriculture et de la pêche. Monsieur le sénateur, le Gouvernement a effectivement décidé de mettre en oeuvre le programme de tests systématiques sur les bovins de plus de trente mois à compter du 2 janvier, anticipant ainsi une décision communautaire qui doit être appliquée au plus tard le 1er juillet prochain. Nous sommes le premier pays d'Europe à mettre en oeuvre ce programme. Nous ne regrettons pas de l'avoir fait. Bien entendu, nous avons connu quelques difficultés. C'est bien normal, puisqu'il s'agissait de passer d'un rythme de 20 000 tests en six mois à 20 000 tests par semaine, dès la fin du mois de janvier, conformément à l'objectif fixé par M. le Premier ministre. Dès la première semaine du mois de janvier, et bien que le lundi 1er janvier ait été un jour férié, nous avons réalisé 14 357 tests, ce qui était totalement inespéré. L'objectif fixé par M. le Premier ministre est d'ores et déjà largement atteint en cette deuxième semaine du mois de janvier, puisque nous réalisons 4 100 tests par jour. Au-delà des « criailleries » sur l'impréparation, sur les difficultés, c'est un remarquable exploit dont je veux féliciter, devant votre assemblée, les services vétérinaires, les laboratoires, les abattoirs et tous ceux qui ont participé à cette vaste campagne de dépistage, qui a été très bien préparée, contrairement à ce que vous avez indiqué, monsieur le sénateur, pendant les dernières semaines du mois de décembre. Nous sommes d'ores et déjà capables de faire plus de 20 000 tests par semaine, et nous atteindrons les 30 000 à 35 000 tests par semaine en agréant de plus en plus de laboratoires. Nous avons débuté cette opération avec treize laboratoires agréés. Nous en sommes aujourd'hui à vingt. Il s'agit de laboratoires départementaux et de quelques laboratoires privés. Et le nombre des agréments va encore augmenter. A la fin du mois de janvier, nous serons donc capables de faire beaucoup plus de 35 000 à 40 000 tests par semaine. Pour ce qui est du coût, il est actuellement de 400 à 500 francs par test, et j'espère qu'il baissera. Plus le nombre des tests augmentera, plus leur fabrication sera industrialisée et plus il est plausible que les laboratoires pourront baisser les prix. En tout cas, c'est la pression que, tous ensemble, acteurs de la filière et pouvoirs publics, nous exercerons. J'ajoute que les pouvoirs publics participent à la prise en charge du coût des tests : d'une part, le kit est payé par l'Europe et l'Etat assure la trésorerie et, d'autre part, les services vétérinaires, c'est-à-dire des fonctionnaires de l'Etat, participent largement à ce programme. De plus, certaines régions, la région Midi-Pyrénées notamment, subventionnent certains programmes pour accélérer le rythme. Je ne peux qu'encourager les autres à en faire autant. (Exclamations sur les travées du RPR.) Je tiens enfin à vous faire part très franchement de la position du Gouvernement. Selon nous, une viande ainsi sécurisée peut, en aval, valoir un peu plus cher sur l'étal du marchand : 400 francs ou 500 francs le test pour une carcasse, cela représente une hausse de 1 franc ou de 1,50 franc du prix du kilo, soit 10 à 15 centimes de plus sur un steak de 100 grammes. Le consommateur est certainement prêt à payer cette somme. Pourtant, la grande distribution répugne à appliquer cette hausse du prix. La table ronde que nous organiserons avec François Patriat, mardi prochain, a donc pour objet de convaincre l'ensemble de la filière de la nécessité de s'entendre sur la prise en charge du coût. Nous allons jouer notre rôle de « facilitateurs » dans la conclusion d'un accord interprofessionnel. Telles sont les premières indications que je voulais vous donner sur ce sujet, monsieur le sénateur. (Applaudissements sur les travées socialistes, ainsi que sur celles du groupe communiste républicain et citoyen.)
La source — senat_questions · nº 1010058:10245eb4383:-1c3e
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2001/qSEQ01010436G.html
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