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4 janvier 2001 · Sénat · Affaires étrangères · réponse Réponse

Contribution de la France à l'UNICEF

· Clôturée

Affaires étrangères (repondant)

Réponse. - Il est vrai que la contribution du Gouvernement français à l'UNICEF n'a pas augmenté depuis plusieurs années. La part de cette contribution dans le total des contributions volontaires versées par le Gouvernement a cependant considérablement augmenté, passant de 9 % en 1992 à plus de 16 % en 2000. Le chapitre des contributions volontaires a connu en effet une baisse de 55 % au cours de cette période, dont les effets ont été épargnés à l'UNICEF. Aussi la contribution de la France n'a-t-elle diminué entre 1992 et 1997 que de 18 %, et elle s'est stabilisée depuis. La France est soumise à un risque de change important : si les montants versés en francs sont reconduits depuis plusieurs années, les montants en dollars affichent pour leur part une baisse (de 25 % entre 1998 et 1999) due exclusivement aux évolutions du taux de change. Cette situation affecte évidemment son rang parmi les donateurs. Pour cette raison, la contribution française devrait être plus que doublée pour être supérieure à celle de la Finlande, dixième donateur en 1999 selon les chiffres du comité administratif de coordination. Un doublement de la contribution française n'est malheureusement pas envisageable. Dans le contexte budgétaire et monétaire auquel le chapitre des contributions volontaires est soumis, l'objectif du Gouvernement est de maintenir la valeur en francs de la contribution volontaire de la France et d'exploiter toutes les marges de man uvre possibles (projet bimultilatéraux avec la coopération française ; calendrier de décaissement de la contribution permettant à la fois des ressources permanentes pour l'UNICEF et l'application d'un taux de change attractif) pour que l'appui de la France à l'UNICEF soit le plus utile. Il s'agit aujourd'hui de la deuxième plus importante contribution volontaire versée par le Gouvernement français dans le cadre du système des Nations Unies, le souhait le plus vif de la France est que cet effort ne se relâche pas. Une légère augmentation de cette contribution est envisagée en 2001, sauf contraintes imprévues.
La source — senat_questions · nº 1010058:10245eb4383:-1bf8
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2001/qSEQ010130347.html
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