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12 janvier 2001 · Sénat · Intérieur · réponse Réponse

Situation des convoyeurs de fonds

· Clôturée

Intérieur (repondant)

M. Daniel Vaillant, ministre de l'intérieur. Monsieur le sénateur, comme vous le savez, j'ai eu l'occasion de répondre à plusieurs reprises, à l'Assemblée nationale, à des questions au sujet de ce drame récent et des problèmes que posent les convoyages de fonds, notamment pour les convoyeurs et, éventuellement, pour le public. Je pense que les donneurs d'ordres, en particulier, ont véritablement pris conscience des difficultés et des problèmes de sécurité des convoyeurs, notamment à la suite de ce drame. A partir du 4 janvier, au ministère des transports, où se sont réunis les professionnels et des représentants de mon cabinet, cette prise de conscience s'est traduite par des mesures concrètes. Pour sa part, le Gouvernement a agi dans quatre directions. D'abord, il a décidé d'appliquer sans délai le décret du 18 décembre que j'ai pris, conformément à la loi qui a été votée, puisque le décret devait être adopté avant le 31 décembre de l'année 2000. Ensuite, des consignes ont été données aux préfets pour qu'une table ronde se réunisse régulièrement au niveau national et qu'en même temps, au niveau départemental, toutes les commissions départementales se réunissent dans les quinze jours. Les préfets m'en rendront compte le 26 janvier au plus tard. S'il le faut, des mesures de suspension provisoire des dessertes des « points noirs » seront prises. En outre, il convient de renforcer la prévention des agressions. J'ai donné le lundi 8 janvier de nouvelles instructions aux services de police et de gendarmerie nationale pour assurer de façon adaptée la surveillance des itinéraires les plus dangereux empruntés par les transports de fonds, ainsi que la surveillance des points de desserte les plus sensibles. Enfin, il faut faire évoluer les conditions du transport de fonds, notamment en incitant les donneurs d'ordres et les entreprises de convoyage à mettre en place des tournées, des itinéraires et des horaires aléatoires, en prenant garde d'éviter les horaires « grand public ». C'est l'une des missions des commissions départementales de sécurité. Comme vous le voyez, monsieur le sénateur, le Gouvernement agit, mais je rappelle que, dans ce domaine plus encore peut-être que dans d'autres, la sécurité doit être une coproduction : chacun doit faire son travail au regard des risques qui sont pris par les convoyeurs, voire par le public. (Applaudissements sur les travées socialistes.)
La source — senat_questions · nº 1010058:10245eb4383:-1c38
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2001/qSEQ01010442G.html
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