Politique de lutte contre la drogue
· Clôturée
Affaires sociales (repondant)
Réponse. - Le plan de lutte contre la drogue du 21 septembre 1993 a permis de développer les options sanitaires suivantes : l'augmentation des capacités des centres de soins avec hébergement, la diversification des modes de prise en charge à l'aide de la prescription de méthadone, l'amélioration de l'accès aux soins des toxicomanes les plus marginalisés et le développement des réseaux assurant la continuité des soins entre le dispositif sanitaire de droit commun et le dispositif spécialisé. En effet, 447 places supplémentaires, dont trente-cinq en région Rhône-Alpes, ont été créées au sein du dispositif national de postcure, qui en proposait 671. Les possibilités de prescriptions de méthadone, offertes à cinquante-deux toxicomanes en septembre 1993, seront élargies à 525 d'entre eux à la fin du premier trimestre 1994 et à un millier à la fin de l'année. Quatre lieux d'accueil se sont ouverts pour atteindre les toxicomanes inconnus du dispositif de soin spécialisé, développant l'expérience fructueuse de la " Boutique " à Paris et de " Transit " à Marseille. Enfin, deux réseaux toxicomanie-ville-hôpital, dont un à Lyon, ont vu le jour à titre expérimental pour améliorer la continuité des soins entre consultation du médecin généraliste, sevrage en milieu hospitalier et séjour en centre spécialisé. D'autres réseaux seront créés cette année. En outre, les hôpitaux seront dorénavant tenus de réserver de trois à cinq lits pour le sevrage des toxicomanes.
La source —
senat_questions · nº 1010058:10245eb4383:4275
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