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7 décembre 1995 · Sénat · Industrie · réponse Réponse

Carrossiers - réparateurs

· Clôturée

Industrie (repondant)

Réponse. - La " prime qualité automobile " a été mise en place par le Gouvernement avec un double objectif : contribuer à l'amélioration de la sécurité routière et à la protection de l'environnement en accélérant le retrait de la circulation des véhicules les plus anciens ; soutenir l'activité de la branche automobile. L'enjeu pour l'emploi est important, puisque l'industrie automobile représente, fournisseurs compris, environ 17 p. 100 de l'emploi industriel en France ; il ne s'agit en aucune façon de chercher à différer les efforts d'adaptation que cette industrie doit réaliser mais bien au contraire de créer les conditions permettant de réaliser ces efforts. La question posée est celle d'éventuelles conséquences négatives de la mesure sur l'activité des carrossiers-réparateurs automobiles. Il convient à cet égard de se replacer dans la perspective de l'ensemble de la politique décidée par le Gouvernement en vue de favoriser l'assainissement du parc. En effet, la prime qualité automobile n'en constitue qu'un volet. L'autre volet, qui relève du ministre de l'équipement, du logement, des transports et du tourisme, consiste dans le renforcement du contrôle technique. Il est clair qu'il se traduira par un important surcroît d'activité pour les réparateurs. Il faut en effet rappeler que ce renforcement du contrôle technique se traduit, à compter du 1er janvier 1996, par l'ajout de 22 points de contrôle à la liste de ceux de ces points qui donnent lieu à une contre-visite (c'est-à-dire qui portent obligations de réparation). Ces nouveaux points relèvent de quatre grandes rubriques : direction et roues, suspension et essieux, divers éléments de carrosserie, équipements de sécurité. Quant à l'impact spécifique de la prime qualité automobile sur l'activité des carrossiers-réparateurs, il demande à être évalué avec prudence. L'élément d'appréciation le plus pertinent concerne l'effet de la précédente prime à la reprise des véhicules anciens sur le niveau du marché des véhicules d'occasion de plus de cinq ans. Or, la comparaison entre l'année 1993 et l'année 1994, dont les onze derniers mois ont bénéficié de la prime, montre que ce marché a crû de 2,5 p. 100 ; une croissance du même ordre a de nouveau été observée en 1995.
La source — senat_questions · nº 1010058:10245eb4383:658b
↗ https://www.senat.fr/questions/base/1995/qSEQ951213053.html
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