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25 décembre 1997 · Sénat · Affaires étrangères · réponse Réponse

Réaction face à la situation en Algérie

· Clôturée

Affaires étrangères (repondant)

Réponse. - L'émotion profonde ressentie par l'ensemble des Français face à la violence terroriste qui frappe l'Algérie, et en particulier face aux massacres collectifs de civils, est pleinement partagée par le Gouvernement. Les autorités françaises appuient tous les efforts et les initiatives permettant de traduire concrètement la solidarité du peuple français avec le peuple algérien. L'ouverture d'une commission d'enquête internationale visant à établir les faits et les responsabilités concernant les massacres commis en Algérie est aujourd'hui rejetée par les autorités et par la majeure partie de la classe politique algérienne. Il s'agit là d'une donnée que nous ne pouvons pas ignorer.Le Gouvernement considère totalement légitime le souci d'information exprimé par les citoyens français sur la situation en Algérie. Il encourage les autorités algériennes à poursuivre leur effort d'ouverture et de réforme. Le déplacement de la troïka européenne en Algérie, les 19 et 20 janvier dernier, de même que la mission du Parlement européen du 8 au 12 février, ont constitué de premières étapes sur cette voie. Les représentants de l'Union européenne, à l'occasion de leur rencontre avec les responsables algériens, mais aussi avec les partis politiques et la presse, ont pu mieux comprendre la situation actuelle en Algérie et la politique du gouvernement algérien. Les autorités françaises ont soutenu cette approche et souhaitent qu'elle soit approfondie dans le cadre de l'Union européenne, mais également à travers le dialogue bilatéral avec Alger, qu'elles entendent relancer. Afin de favoriser l'ouverture de l'Algérie, le Gouvernement souhaite également encourager les contacts entre les autorités algériennes et les instances des Nations Unies. L'invitation des rapporteurs spéciaux à Alger, comme l'a proposé l'Union européenne, pourrait utilement y contribuer.
La source — senat_questions · nº 1010058:10246a1176d:-5d54
↗ https://www.senat.fr/questions/base/1997/qSEQ971205213.html
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