Redéploiement des ZEP
· Clôturée
Enseignement scolaire (repondant)
M. le président. La parole est à Mme le ministre.
Mme Ségolène Royal, ministre délégué chargé de l'enseignement scolaire. Monsieur le sénateur, je vous remercie du
soutien que vous apportez, au travers de votre question, à la politique de relance de l'éducation prioritaire.
Cette relance recouvre deux aspects : d'une part, une augmentation des moyens ; d'autre part, la mise en place d'outils
de pilotage nouveaux mettant l'accent sur la qualité pédagogique de projets éducatifs destinés à renforcer la réussite
scolaire des élèves des quartiers les plus sensibles.
M. Léon Fatous. Très bien !
Mme Ségolène Royal, ministre délégué. Au total, 13 000 enseignants et personnels enseignants supplémentaires - je
pense notamment aux ATOS, les personnels administratifs, techniciens, ouvriers et de service, dont le rôle est très
important dans les établissements scolaires - se verront attribuer une indemnité qui reconnaît la difficulté spécifique de
leur travail dans les quartiers sensibles.
Bien évidemment, comme toujours, on entend davantage ceux qui résistent contre les sorties de ZEP que ceux qui
sont contents d'y entrer. Au total, plus de 600 établissements scolaires - écoles maternelles, écoles primaires et
collèges - vont pourtant entrer en zone d'éducation prioritaire. Ceux-là, je ne les ai pas beaucoup entendus !
Au demeurant, si quelques réactions se sont manifestées, c'est précisément parce que la concertation a été ouverte !
Mais vous avez raison, monsieur le sénateur, sans doute aurait-il dû y avoir davantage de transparence. Il est, en tout
cas, inhérent à toute concertation de susciter des réactions qui, ensuite, sont prises en compte pour permettre une
réadaptation des décisions. Tout n'apparaît pas, en effet, dans un tableau, et la réalité territoriale doit être prise en
compte à partir de l'expérience des équipes sur le terrain.
Comme vous le savez, j'ai donné des instructions au recteur de Paris afin que chaque cas particulier fasse l'objet d'un
examen - il en sera ainsi dans toutes les autres académies de ce pays - afin que soit prise en compte la volonté des
équipes éducatives de rester en ZEP ou d'être intégrées dans un réseau d'éducation prioritaire.
Je compte sur vous et sur l'ensemble des partenaires du système scolaire pour que, à partir du mois de janvier, cet
effort supplémentaire de la nation se traduise dans un effort qualitatif sur les contrats de réussite. (Applaudissements
sur les travées socialistes.)
La source —
senat_questions · nº 1010058:10246a1176d:-3f21
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