Fonds structurels européens
· Clôturée
Aménagement du territoire (repondant)
M. le président. La parole est à Mme le ministre.
Mme Dominique Voynet, ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement. Monsieur le sénateur, comme
vous l'avez vous-même souligné, le document du GERI qui a été rendu public n'est qu'une projection réalisée à partir
des critères statistiques proposés par la Commission. La négociation n'en étant qu'à ses préliminaires, l'ensemble des
critères d'éligibilité n'a pas été encore défini, cette carte n'est pas la carte officielle des zonages qui seront appliqués en
2000-2006.
En revanche, nous savons aujourd'hui que la Commission a proposé une forte concentration géographique des
territoires éligibles aux objectifs 1 et 2, objectifs réservés respectivement aux régions dont le PIB par habitant est
inférieur à 75 % de la moyenne communautaire et à la reconversion des zones industrielles ou rurales en déclin.
Cela répond à la persistance de forts écarts de développement au sein de l'Union, à l'élargissement à l'Europe centrale
et orientale et à la volonté des Etats, dont la France, de limiter le montant des ressources propres de l'Union
européenne.
Il est d'ores et déjà acquis que les zones métropolitaines françaises d'objectif 1 - la Corse et le Valenciennois - ne
seront plus éligibles.
Le Gouvernement insiste, dans les négociations, pour qu'une phase de transition suffisamment longue soit prévue, à
l'issue de laquelle ces territoires devront pouvoir être éligibles à d'autres formes de soutien.
Les départements d'outre-mer devraient, en revanche, bénéficier d'une augmentation de leurs dotations.
En ce qui concerne les futurs zonages en objectif 2 en France, il est certain que les nouvelles règles de concentration
aboutiront à une réduction sensible, le taux de population couverte passant, selon les premières estimation, de 43 %
actuellement à environ 33 %, ce qui est considérable.
Cela est dû pour partie - mais pour partie seulement - à l'amélioration de la situation de certains territoires français, et je
m'en félicite. C'est aussi la conséquence du souhait des Etats membres de limiter leurs dépenses et du choix fait par
certains pays en faveur de la PAC plutôt qu'en faveur des fonds structurels.
Personnellement, je souhaite que nos négociateurs défendent vigoureusement deux objectifs : d'une part, la plus grande
flexibilité possible pour l'application des critères prévus, afin de permettre une très large couverture ; d'autre part, la
défense d'une position d'équilibre entre les différentes politiques européennes.
La consultation doit s'engager à partir du mois de février dans la perspective des négociations à Bruxelles qui se
tiendront au cours du premier semestre de 1999.
Les préfets sont invités à tenir compte des besoins les plus critiques, dont l'intérêt a été réaffirmé au cours du
précédent comité interministériel pour l'aménagement et le développement du territoire du 15 décembre.
(Applaudissements sur les travées socialistes.)
La source —
senat_questions · nº 1010058:10246a1176d:-3f22
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