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23 décembre 2004 · Sénat · Économie · réponse Réponse

Avenir des filiales chimiques et pétrochimiques des groupes pétroliers

· Clôturée

Économie (repondant)

Annoncée le 19 février 2004 par le président-directeur général du groupe, la réorganisation des industries chimiques de Total a été confirmée, le 4 octobre 2004, avec le lancement de sa filiale Arkema. Dès l'origine, ce projet tendait à regrouper en trois blocs distincts la pétrochimie, la chimie de spécialités et une nouvelle entité regroupant la chlorochimie, les intermédiaires et les produits de performance dans le cadre d'Arkema. Le chiffre d'affaires de chacun des secteurs est de 6,39 milliards d'euros pour la pétrochimie (37 %), 6,04 milliards d'euros pour les spécialités (35 %) et 4,83 milliards d'euros pour le nouvel ensemble (28 %). La présentation faite par le groupe lors du lancement conduit toutefois à deux entités importantes : d'une part, Total Petrochemicals et, d'autre part, Arkema. Arkema se présente comme un nouvel acteur de la chimie mondiale avec 90 implantations industrielles en Europe, Amérique du Nord et Asie, 35 sites en France, 4 centres de recherche et emploie 12 000 personnes. Le pôle représentant les produits vinyliques - chlorochimie, polychlorure de vinyle (PVC), compounds vinyliques et transformation aval tubes et profilés - représente 27 % du chiffre d'affaires d'Arkema, réalisés en grande partie sur le marché européen. Ce marché, en excès de capacités et fortement concurrentiel, se caractérise par des cycles économiques très marqués avec une érosion continue des marges depuis de nombreuses années. Face à une situation devant laquelle la société a du mal à générer des résultats équilibrés, elle considère qu'il est impératif de consolider ce pôle pour le rendre durablement compétitif et résistant à la conjoncture, avec en particulier la nécessité de retrouver un résultat positif en bas de cycle. Un projet de plan dit de consolidation du pôle produits vinyliques a été présenté le 27 janvier 2005 au comité central d'entreprise d'Arkema. Ce projet sera soutenu, ainsi que l'a annoncé l'entreprise, par un programme d'investissements très importants de 300 millions d'euros sur cinq ans et s'articulera autour des axes suivants : le développement des unités les plus performantes ; l'arrêt des unités structurellement déficitaires ; la poursuite des efforts en matière de sécurité et de protection de l'environnement ; le prolongement des actions d'amélioration de la productivité. Ce projet concerne l'ensemble des sites industriels français de la chlorochimie appartenant à Arkema : Saint-Auban, Saint-Fons, Balan, Jarrie, Fos, Lavéra et Berre. De son côté, British Petroleum a annoncé, le 1er avril 2005, son recentrage sur l'exploration-production et sa volonté de regrouper toutes ses activités pétrochimiques au sein d'une entité autonome baptisée Innovene. Innovene a l'objectif de devenir le quatrième groupe pétrochimique mondial avec 8 500 salariés, 9 milliards de dollars d'actifs et 15 milliards de chiffre d'affaires réalisés sur 26 sites en Europe (Lavéra en France, Grangemouth en Ecosse), aux Etats-Unis et en Chine. Le Gouvernement est très attentif à l'ensemble de ces réorganisations, notamment à leurs aspects sociaux. Il est très sensible aux conséquences humaines, sociales et économiques que certaines décisions pourraient comporter. C'est pourquoi les services de l'Etat, aussi bien ceux du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie que ceux du ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, sont mobilisés en permanence pour veiller à ce que les conditions de mise en oeuvre de ces nouvelles stratégies se déroulent dans le respect du maintien global de l'emploi dans les zones concernées
La source — senat_questions · nº 1010058:10246a1176d:21b
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2004/qSEQ041215301.html
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