Incidents dans le train Lyon-Nice
· Clôturée
Aménagement du territoire (repondant)
M. Christian Estrosi, ministre délégué à l'aménagement du territoire. Monsieur le sénateur, même si les violences commises le 1er janvier dernier dans le train express régional entre Nice et Marseille ont été relatées de manière quelque peu disproportionnée, elles sont tout à fait graves et inacceptables.
M. Raymond Courrière. Chirac l'a dit !
M. Christian Estrosi, ministre délégué. Nous ne pouvons le tolérer ; chacun, dans notre pays, a le droit de pouvoir circuler librement, et nous devons faire respecter ce droit.
M. René-Pierre Signé. Il ne faut pas le minorer !
M. Christian Estrosi, ministre délégué. Cela dit, il faudrait peut-être dans notre pays cesser de toujours chercher des excuses d'ordre social aux débordements. En effet, il ne s'agit pas de problèmes de solidarité, d'emploi, d'injustice sociale ou encore de discrimination ; est en cause tout simplement un sentiment d'impunité auquel il serait temps que nous mettions un terme. (Applaudissements sur les travées de l'UMP.)
M. Jacques Mahéas. Vous n'avez rien compris !
Mme Raymonde Le Texier. C'est un peu court !
M. Christian Estrosi, ministre délégué. Dans ce domaine, le bilan de la gauche est consternant ! (Exclamations sur les travées du groupe socialiste.)
M. Didier Boulaud. Et les 45 000 voitures brûlées en une année ? Le record est battu !
M. Christian Estrosi, ministre délégué. Lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé au ministère de l'intérieur en 2002, il a constaté que, dans les transports ferroviaires, la délinquance avait augmenté de 30 %. (Nouvelles exclamations sur les travées du groupe socialiste.) Telle est la réalité !
M. Didier Boulaud. Vous avez trouvé le moyen de relancer l'industrie automobile ! (Sourires sur les mêmes travées.)
M. Christian Estrosi, ministre délégué. Il a donc décidé de mettre en place une police des transports unifiée dans un certain nombre de grandes agglomérations. Il l'a fait pour Paris en 2003, en augmentant de 12 000 le nombre de fonctionnaires ; puis, en 2005, pour Lyon, Marseille et Lille.
Le résultat est net :...
M. René-Pierre Signé. Il est nul ! C'est raté !
M. Christian Estrosi, ministre délégué. ...depuis 2003, la délinquance ferroviaire a diminué de 34 %. (Protestations sur les travées du groupe socialiste.) Telle est la réalité des chiffres !
M. Jacques Mahéas. Et sur le RER aussi ?
M. Christian Estrosi, ministre délégué. Pour autant, notre dispositif recélait encore une faiblesse : les trains express régionaux.
C'est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy vient de proposer la généralisation du dispositif en prévoyant 250 patrouilles quotidiennes permanentes, ...
M. Didier Boulaud. C'est du baratin !
M. Christian Estrosi, ministre délégué. ... avec la mise en place d'une police ferroviaire de 2 500 hommes.
Vous m'avez interrogé, monsieur le sénateur, sur la manière dont cette mesure allait être mise en place.
Je vous rappelle que, dans le cadre de la loi de finances de 2006 et dans le prolongement de la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, ...
M. Didier Boulaud. Plus personne ne vous croit !
M. Christian Estrosi, ministre délégué. ... 2 000 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes ont été prévus.
Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Avec quel budget ?
M. Christian Estrosi, ministre délégué. En tout, ce sont 2 500 fonctionnaires de police et de gendarmerie supplémentaires qui ont été prévus, dont 700 seront totalement affectés à la lutte contre la délinquance ferroviaire.
M. Didier Boulaud. Personne n'y croit !
M. Christian Estrosi, ministre délégué. Bref, sous la gauche, le nombre des infractions a augmenté de 30 % alors qu'il a diminué de 34 % sous la droite, mais nous allons aller encore plus loin ...
Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. Des annonces comme celles-là, vous pouvez en faire tous les jours !
M. Christian Estrosi, ministre délégué. ... en mettant un terme à l'impunité ! (Applaudissements sur les travées de l'UMP et de l'UC-UDF.)
La source —
senat_questions · nº 1b7edd3:108f5dbb13e:-730a
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