cueillette ; normes de sécurité ; conséquences
· Réponse publiée
Michel Sordi (auteur)
M. Michel Sordi attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les inquiétudes des professionnels de la filière « pomme ». Avec 56 000 emplois, 1,5 million de tonnes produites et 650 000 tonnes exportées, la pomiculture est une fierté nationale. Pourtant, petit à petit, le mille-feuille réglementaire étouffe les pomiculteurs : la cueillette des pommes, par exemple, doit obligatoirement se pratiquer via des plateformes élévatrices (plus complexes d'utilisation et plus coûteuses que l'échelle, l'escabeau ou le marchepied) ou encore, au moment de la production, il est interdit aux pomiculteurs d'apporter les soins nécessaires à la protection de leurs vergers (délai à respecter dans la pose des diffuseurs par exemple). Ainsi, en dix ans, le secteur a perdu 30 % de ses exploitants arboricoles et un cinquième de son verger. De premier exportateur mondial de pommes dans les années 2000, la France a été reléguée à la 7e place aujourd'hui, alors que les marchés mondiaux sont en pleine croissance. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour sauver les pomiculteurs français de l'asphyxie réglementaire dans laquelle ils se trouvent et leur proposer un vrai choc de simplification.
La source —
assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L14QE47421
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