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30 décembre 2014 · Assemblée nationale · Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes · question Question

lutte et prévention

· Réponse publiée

Laure de La Raudière (auteur)

Mme Laure de La Raudière interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la maladie de Lyme. La borréliose de Lyme est une maladie infectieuse à transmission vectorielle : l'agent pathogène est transmis à l'homme par le biais d'un vecteur contaminé, en l'occurrence la tique. Elle peut évoluer sur plusieurs années ou décennies, en passant par trois stades plus ou moins graves et perceptibles. Les symptômes peuvent être très différents et se caractérisent par une dominante nerveuse, arthritique ou dermatologique. Les critères diagnostiques, les dépistages, les traitements, comme l'aspect chronique de cette maladie font actuellement l'objet d'une controverse dans le monde médical, entre experts mondiaux. Pour des raisons encore mal comprises, elle est en plein développement, notamment en Europe, dans l'Est et l'Ouest des États-unis. Présente dans 65 pays, elle est devenue la plus fréquente de toutes les maladies vectorielles transmises à l'homme dans l'hémisphère Nord. Selon certaines études, elle a en 2009 dépassé le VIH en incidence elle se situe comme la 7e maladie la plus déclarée aux États-unis où, autrefois cantonnée au Nord-Est, elle continue à gagner du terrain partout. En 2010, 9 États du nord ont déclaré 66 % des cas, les 34 % restants étant déclarés dans le reste du pays où l'augmentation du nombre de cas a été de 10 % en deux ans (2008-2010). Vu la grande diversité des symptômes, la maladie de Lyme peut conduire à de nombreux diagnostics erronés, comme : sclérose en plaques, lupus, polyarthrite rhumatoïde, fibromyalgie, thyroïdien, fatigue chronique, dépression, maladie d'Alzheimer, maladie de Parkinson, autisme et bien d'autres, la différence étant souvent que les symptômes cèdent ici à l'antibiothérapie. De plus, il est arrivé que les tests classiques ne détectent pas la contamination à la bactérie chez certains patients. Aussi elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant notamment l'étude, la détection, l'amélioration du parcours de soin et de la prise en charge des malades atteints de cette pathologie.
La source — assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L14QE72201
↗ https://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-72201QE.htm
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