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15 janvier 2010 · Sénat · Premier ministre · réponse Réponse

Jeunesse et prévention

· Clôturée

Solidarités actives contre la pauvreté et jeunesse (repondant)

M. Martin Hirsch, haut-commissaire. Madame Le Texier, je voudrais saluer la gravité et la dignité de votre question… M. Jean-Pierre Fourcade. C'est vrai ! M. Martin Hirsch, haut-commissaire. … et la manière dont vous avez souhaité replacer ces faits divers tragiques, que nous déplorons tous, dans un contexte un peu plus large en posant des questions sur la manière de pouvoir y répondre. Vous avez raison : si nous devons sanctionner les actes criminels, et personne ne le conteste, nous devons aussi nous interroger sur leur prévention. Je n'oublie évidemment pas, et les termes mêmes de votre question le montrent bien, que vous avez présidé la mission commune d'information sur la politique en faveur des jeunes. Nous avons essayé ensemble d'élaborer des pistes, pas simplement pour le plaisir d'en discuter entre nous, mais pour les soumettre à l'épreuve de la réalité, pour les mettre en œuvre. Plusieurs d'entre elles commencent à porter leurs fruits et nous donnent les moyens de relancer une politique de prévention. Je citerai trois exemples. Cette semaine même, nous avons rendu publics les résultats d'une expérimentation tout à fait intéressante. Elle montre que, dans les collèges les plus difficiles, quand on est prêt à investir un peu d'argent et quand la communauté éducative se donne la peine d'associer les parents aux projets éducatifs de la classe, au bout d'un an, on constate une augmentation de l'assiduité, une diminution des sanctions à l'égard des élèves, une augmentation du nombre de félicitations à la fin de la sixième et une amélioration des résultats en français. La dépense ne représente que 1 500 euros par collège. Je suis prêt, avec les crédits destinés aux expérimentations et avec mon collègue Luc Chatel, à élargir ces programmes à l'ensemble des collèges et à faire rentrer les parents dans l'école. MM. Jean-Pierre Fourcade et Roger Romani. Très bien ! M. Martin Hirsch, haut-commissaire. Deuxième exemple. Comme vous le savez, un certain nombre de jeunes entrent dans l'adolescence par la porte de l'échec. Nous avons donc proposé la mise en place d'un livret de compétences. Cela oblige à rechercher les domaines dans lesquels un jeune est compétent. Nous lançons cette semaine l'appel à projets pour que le plus grand nombre possible d'établissements scolaires soient candidats à la mise en œuvre de ce dispositif, qui pourrait ainsi être généralisé en un ou deux ans. Troisième exemple. Nous avons les uns et les autres soutenu les écoles de la deuxième chance qui, depuis quinze ans, sont expérimentales et n'avaient, jusque récemment, reçu aucun financement de l'État. Elles en ont maintenant un, qui permet de faire passer le nombre de places qu'elles offrent de 4 000 à 10 000. J'ajouterai, pour conclure, que les problèmes de violence, de non-respect des uns et des autres nous rappellent que le civisme est quelque chose de fondamental. J'espère donc que le service civique, né ici même il y a quelques semaines– notamment grâce au président Yvon Collin, que je salue –, sera voté prochainement par l'Assemblée nationale et reviendra rapidement au Sénat pour son adoption définitive, afin que l'on puisse inciter les jeunes à s'engager dans des actions positives. (Applaudissements sur certaines travées du RDSE, ainsi que sur celles de l'Union centriste et de l'UMP.)
La source — senat_questions · nº 1be4663:1261c751f3c:-5e3e
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ10010429G.html
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