Gare de triage de Sotteville-lès-Rouen
· Clôturée
Écologie (repondant)
Pour redonner un avenir au fret ferroviaire, l'État a organisé, depuis septembre 2009, la mobilisation de l'ensemble des acteurs autour de l'engagement national pour le fret ferroviaire. Ce programme traduit dans les faits l'ambition du Grenelle de l'environnement de porter la part des transports alternatifs à la route de 14 % à 25 % à l'horizon 2022. Pour atteindre ces objectifs, l'État a annoncé un effort d'investissement de plus de 7 Md€ d'ici à 2020. Cet engagement national pour le fret ferroviaire fait l'objet d'un suivi régulier qui permet de s'assurer de l'avancement de la mise en oeuvre des actions prévues pour le développer, principalement les autoroutes ferroviaires, le transport combiné, l'amélioration de la desserte ferroviaire des ports et les opérateurs ferroviaires de proximité. En complément de cet engagement national pour le fret ferroviaire, la SNCF met en oeuvre son schéma directeur pour le transport ferroviaire de marchandises. La SNCF investit ainsi dans les solutions innovantes de transport de marchandises s'appuyant sur les axes de l'engagement national, telles que les autoroutes ferroviaires et le transport combiné et, à plus long terme, le fret à grande vitesse. Elle participe à l'émergence d'opérateurs ferroviaires de proximité. Elle doit également poursuivre son activité sur ce qui constitue son coeur de métier : le développement de l'offre de transport en trains massifs et la refondation de son offre « wagons isolés ». En ce qui concerne l'activité « wagons isolés » qui nécessite un redressement économique et doit faire l'objet d'une réorganisation pour être plus compétitive, ce schéma s'appuie sur un plan de transport qui comporte, d'une part, des services « sur mesure » ou « organisations spéciales » pour les produits industriels lourds, encombrants et dangereux et, d'autre part, des trains composés de groupes de wagons « multi-lots/multi-clients » acheminés entre deux plates-formes. Dans le cadre du déploiement de ce schéma directeur, le site de Sotteville-lès-Rouen n'est plus en charge de la fonction de tri des wagons par gravité depuis avril 2010. Cette décision a été motivée par le fait que le nouveau service « multi-lots/multi-clients » s'articule désormais sur un plan de transport avec des flux davantage massifiés, générant ainsi des besoins de tri moins importants. En outre, la SNCF a dû s'adapter à la baisse tendancielle du nombre de wagons isolés traités par l'entreprise du fait de la crise économique. Pour autant, compte tenu de ses atouts géographiques et capacitaires, le site de Sotteville-lès-Rouen n'a pas été fermé mais rattaché, comme celui du Havre, au centre de tri du Bourget. Même si ce site n'est plus amené à assurer la fonction de triage, il continue à assurer des prestations ferroviaires pour la desserte des clients de proximité. La pérennité du site de Sotteville-lès-Rouen n'est donc pas menacée. En effet, dans cette région économiquement dynamique, à forte tradition ferroviaire et porteuse de nombreux projets dans le domaine du transport de marchandises et de voyageurs, Sotteville-lès-Rouen reste un site majeur employant 2 000 personnes, toutes activités SNCF confondues, dont 300 travaillant dans l'activité fret.
La source —
senat_questions · nº c4bc34:12d5b7b40bc:76d9
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