lutte et prévention
· Réponse publiée
Jean-Pierre Le Roch (auteur)
M. Jean-Pierre Le Roch attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le renforcement de la détection de maltraitances à l'encontre d'enfants. La maltraitance des enfants est malheureusement fréquente, y compris dans les pays développés comme la France ou l'on estime à 10 % le nombre d'enfants qui en sont probablement victimes, quel que soit leur milieu social. Ainsi, le 17 novembre 2014, la Haute autorité de santé a communiqué ses recommandations à l'attention des professionnels de santé afin de mieux repérer les cas de maltraitance infantile. En effet, selon les départements, entre 2 % et 5 % seulement des alertes émanent du corps médical. Le manque de formation des professionnels de santé sur ce point est sans doute l'une des raisons de cette faiblesse : ainsi, pour un médecin, sur dix ans d'études, quatre heures au maximum sont consacrées à la détection de la maltraitance. Il est vrai aussi que le manque de relais pour signaler les cas ou encore la peur d'enfreindre le secret médical par manque d'information peuvent être également des freins importants (le médecin ou un autre professionnel de santé n'a cependant pas à être certain de la maltraitance, ni à en apporter la preuve, pour alerter l'autorité compétente, ce qu'ils ignorent souvent). Si la majorité des signalements provient de l'école, c'est en raison de la collégialité qui la caractérise et du temps passé par les enfants sur place au quotidien, qui permet une meilleure observation de leurs comportements et changements physiques. Il lui demande donc quelles mesures sont envisagées afin de développer la formation des futurs professionnels de santé sur ce sujet, et d'informer plus efficacement les professionnels en exercice sur les modalités à suivre face aux cas de maltraitance.
La source —
assemblee_questions_ecrites · nº QANR5L14QE71742
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