Choix de PSA entre la Moselle et l'Espagne comme épreuve de vérité de la politique de l'offre
· Clôturée
Économie, industrie et numérique (repondant)
La crise économique et le recul historique du marché automobile européen ont durement frappé notre industrie automobile. En moins de 10 ans, le volume de production de véhicules en France a été presque été réduit de moitié. Si les sous-traitants de la filière ont été les premiers impactés, cette crise sans précédent a affecté l'un de nos fleurons industriels, premier producteur d'automobiles en France : le groupe PSA. Ce dernier a réagi en 2013 en engageant un plan de restructuration et en signant, dans le même temps, un accord de compétitivité avec les organisations syndicales. Au cours de cette période critique, l'État s'est engagé fortement aux côtés du groupe et de ses salariés. Tout d'abord, en octroyant à la banque captive de PSA une garantie de 7 milliards d'euros. A l'occasion du lancement de ses deux premières sociétés communes avec Santander début février, PSA a annoncé qu'elle ne tirerait plus sur cette garantie. Ensuite l'État a décidé d'entrer au capital de PSA, à hauteur de 14 %, soit au même niveau que le chinois Dongfeng Motors, nouveau partenaire industriel du groupe. C'était là un investissement décisif pour donner de nouvelles perspectives au constructeur. S'agissant de Trémery, cette usine assure la production de deux familles de moteurs Diesel, mais aussi d'une famille de moteurs essence, très performants. Les moteurs produits sur le site sont destinés à équiper près de la moitié des véhicules du groupe PSA Peugeot Citroën et sont également fournis à des constructeurs partenaires dans le cadre de coopérations. C'est le cas de Ford et de Mitsubishi notamment. Sous l'effet notamment de l'arrivée des nouvelles générations de moteurs essence, la part de marché des moteurs Diesel est en train de se contracter, passant en France, de 72,9 % en 2012 à 63,8 % en 2014. Cette évolution structurelle va se poursuivre et le PSA entend l'anticiper en augmentant la production de ses moteurs de la gamme EB. Trémery dispose de nombreux atouts pour accueillir ces nouvelles productions, au premier rang desquels la qualité et l'expérience de ses équipes qui sont reconnus au-delà des frontière de PSA. Les collectivités se sont mobilisées, avec l'État, afin de proposer au groupe des soutiens permettant, dans le respect des règles communautaires, de renforcer encore l'intérêt d'un choix en faveur de ce site. Plusieurs sites européens de PSA sont en concurrence pour attirer ce projet. Le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique a eu l'occasion de rappeler à M. Carlos Tavares, président du directoire de PSA, les atouts de Trémery, mais aussi les efforts que les collectivités sont prêtes à consentir, dans le droit fil de ce qui a été fait par l'État et qui a permis d'assurer la survie du groupe.
La source —
senat_questions · nº ecc1742:14b1e532a37:-37ad
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