Étudiants en médecine
· Clôturée
Affaires sociales, santé et droits des femmes (repondant)
Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Madame la sénatrice, il y a plusieurs années, les représentants des étudiants ont exprimé le souhait que l'examen classant national soit réalisé sur tablette et non plus sur papier. Pour répondre à cette demande, en lien avec les doyens, Thierry Mandon et moi-même avons fait en sorte de mettre en place un système permettant la réalisation du premier examen sur tablette au mois de juin prochain.
Pour préparer cet examen, des tests ont été réalisés. Les deux premiers - je tiens à insister sur le fait qu'il s'agit de tests et non d'épreuves, madame la sénatrice - ont eu lieu au mois de décembre dernier. Or le premier test a « planté », pour reprendre le vocabulaire informatique, en raison d'un bug massif. Je comprends donc parfaitement l'inquiétude et la préoccupation des étudiants et des enseignants qui se demandent ce qui va se passer. Toutefois, dès le lendemain, un autre test a été réalisé, et il s'est déroulé dans de bonnes conditions.
Pour garantir la qualité des examens du mois de juin prochain, j'ai indiqué que deux nouveaux tests seraient réalisés au mois de février et au mois de mars, pour s'assurer que l'origine du bug a bien été identifiée.
Je tiens donc à vous dire qu'il n'y a pas d'enjeu financier et que l'ensemble des services travaille pour faire en sorte que cet examen très important pour les étudiants en médecine se déroule dans les meilleures conditions possible. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain.)
M. le président. La parole est à Mme Catherine Procaccia, pour la réplique.
Mme Catherine Procaccia. Madame la ministre, vous comprenez l'inquiétude de nos futurs médecins, et j'espère qu'ils apprécient cette déclaration. Ils aimeraient vous croire, parce que cette réforme était attendue depuis longtemps. Or le CNG n'a commencé l'installation d'un réseau spécifique qu'au mois de novembre dernier, alors que l'épreuve était prévue au mois de décembre !
Quelle crédibilité accorder aux annonces, alors que le CNG a osé répondre que le système était performant et que le problème tenait au fait que les étudiants ne se comportaient pas comme ses robots testeurs ! Quand vous dites que les épreuves du lendemain se sont bien passées, c'est inexact. En effet, même le troisième jour, 40 % des étudiants n'avaient toujours pas eu accès à l'informatique.
Cet échec, vous le savez, est d'autant plus mal vécu qu'il intervient après le vote de la loi Santé qui met à mal les futurs médecins.
M. le président. Il faut conclure, ma chère collègue !
Mme Catherine Procaccia. Ceux-ci se sont d'ailleurs surnommés « génération test » ! Un autre dispositif est-il au moins prévu, si l'intégralité du système « plante » ?
La source —
senat_questions · nº 71404c07:1522f4802ce:-75a8
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