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15 janvier 2016 · Sénat · Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social · réponse Réponse

Chiffres du chômage

· Clôturée

Relations avec le Parlement (repondant)

M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Monsieur le sénateur Bernard Fournier, nous avons bel et bien engagé ce pays sur le chemin de la compétitivité. (Exclamations ironiques sur les travées du groupe Les Républicains.) En effet, au travers de la mise en œuvre du CICE et du pacte pour la croissance, la compétitivité et l'emploi, nous avons fait en sorte, pour la première fois depuis plus d'une décennie, que nos entreprises retrouvent des marges de compétitivité et de profitabilité... M. François Grosdidier. Vous plaisantez ? M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État. ... et que le coût du travail soit inférieur dans notre pays à ce qu'il est en Allemagne. Telle n'était pas la situation que nous avons trouvée en arrivant aux responsabilités. M. François Grosdidier. Vous avez à peine rétabli ce que vous avez défait ! M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État. Par ailleurs, et c'est sans doute une autre différence entre nous, ce gouvernement a la volonté de s'engager sur la formation de ces centaines de milliers de nos compatriotes sortis du système éducatif sans formation, sans qualification et, de fait, sans possibilité d'insertion sur le marché du travail. Ce faisant, nous relevons un défi fondamental de la politique de l'emploi en France. Nous savons que cela est possible : en 2014 et en 2015, déjà, nous avons mis en place des plans de formation pour les chômeurs de longue durée, et 57 % de ceux qui en ont bénéficié avaient retrouvé un travail six mois après. Notre économie retrouve la capacité de créer des emplois, comme cela a été rappelé à l'instant ; il s'agit désormais de faire en sorte que ces formations soient d'abord ciblées sur les métiers en tension. M. François Grosdidier. Vous avez fait le contraire pendant trois ans ! M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État. Vous êtes nombreux à souligner les difficultés de recrutement qui existent dans certains secteurs de notre économie. Nous devons pouvoir répondre aux besoins des secteurs porteurs d'emplois pour l'avenir que sont, par exemple, la croissance verte et le numérique. M. le président. Il faut conclure, monsieur le secrétaire d'État. M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État. Le Gouvernement prend ses responsabilités ; il ne baisse pas les bras devant le chômage, il se mobilise et vous demande de vous mobiliser aussi ! (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain.) M. le président. La parole est à M. Bernard Fournier, pour la réplique. M. Bernard Fournier. Votre réponse est tout sauf rassurante, monsieur le secrétaire d'État. Vos mesures, aussi coûteuses qu'inefficaces, ne sont que d'affichage. Elles trahissent également votre refus de prendre en compte les réalités du monde d'aujourd'hui. Recourir aux recettes du passé ne permet pas d'engager de vraies réformes structurelles. Il est urgent de réformer, d'alléger les charges et de revoir le droit du travail. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
La source — senat_questions · nº 71404c07:1522f4802ce:-75d8
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2016/qSEQ16010698G.html
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