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25 décembre 2014 · Sénat · Affaires étrangères · réponse Réponse

Modalités d'imposition des personnels non-diplomates travaillant à l'étranger pour le compte de notre réseau

· Clôturée

Affaires étrangères (repondant)

La directive 96/71/CE sur le détachement de travailleurs s'applique aux entreprises qui, dans le contexte d'une prestation de services transnationale, détachent des travailleurs sur le territoire d'un pays de l'UE. L'AEFE, en tant qu'établissement public administratif, est hors champ d'application de la directive qui a vocation à s'appliquer aux entreprises. L'agent détaché au sein de l'AEFE n'est pas dans une situation comparable. Il est titulaire de la fonction publique française, placé en détachement auprès de l'AEFE sur le fondement de l'article 14 du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985, et recruté dans le cadre d'un contrat, lequel précise la qualité de résident ou d'expatrié, la nature de l'emploi et les fonctions exercées, la durée pour laquelle il est conclu et les conditions de son renouvellement. Les types de contrat sont arrêtés par le directeur de l'AEFE après consultation du comité technique (article D911-43 du code de l'éducation). Les émoluments des personnels mentionnés sont visés à l'article 4 du décret n° 2002-22 du 4 janvier 2002 relatif à la situation administrative et financière des personnels des établissements d'enseignement français à l'étranger. Au regard des conventions fiscales conclues par la France, dans la ligne du modèle de l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les agents publics en poste à l'étranger peuvent généralement être résidents de leur État d'accueil s'ils remplissent les conditions générales prévues à cet effet. Seules les personnes ayant un statut diplomatique relèvent du dispositif exorbitant du droit commun de la convention de Vienne du 18 avril 1961 et conservent leur résidence dans leur pays d'envoi. Cela étant, les rémunérations publiques sont le plus souvent imposables par l'État de l'institution qui les verse. Ainsi que cela a été exposé à l'occasion du groupe de travail sur les non-résidents mis en place par le secrétaire d'État au budget et associant les parlementaires représentant les Français de l'étranger, le Gouvernement accorde une grande attention à la situation des agents de l'État en poste dans d'autres pays et à la volonté qu'ils bénéficient d'un traitement fiscal conforme au droit applicable dans une logique de sécurité juridique et d'équité. L'article 4 B du code général des impôts dispose que les agents de l'État qui exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission dans un pays étranger, et qui ne sont pas soumis dans ce pays à un impôt personnel sur l'ensemble de leurs revenus, sont considérés comme fiscalement domiciliés en France. Les intéressés sont donc considérés comme fiscalement domiciliés en France et, par suite, imposés dans les mêmes conditions que les fonctionnaires en service en France, lorsqu'ils ne sont pas soumis dans le pays où ils exercent leurs fonctions à un impôt personnel sur l'ensemble de leurs revenus. Pour ce qui est des agents détachés dans le réseau des établissements d'enseignement français à l'étranger, il n'y a, à ce jour, aucune règle de cadrage générale relative à leur situation fiscale et il existe une grande variété de situations entre les pays. C'est pour cela qu'il convient de se référer aux conventions fiscales, quand elles existent, sur le site des conventions fiscales par pays. L'agence pour l'enseignement français à l'étranger invite ainsi chaque agent candidat dans le réseau à prendre l'attache de son chef d'établissement ou du poste diplomatique pour obtenir des informations précises sur sa future situation fiscale, situation qui n'est pas directement gérée par les services centraux de l'AEFE. Il peut être également utile de se rapprocher du centre des impôts des non-résidents en France.
La source — senat_questions · nº -6035d4ab:14a4c8b0b74:-74ae
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ141214277.html
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