Prison de Valence
· Clôturée
Justice (repondant)
Mme Nicole Belloubet, garde des sceaux, ministre de la justice. Monsieur le sénateur, je vous remercie de votre question, qui me permet de vous apporter des éléments d'information généraux et spécifiques.Le centre pénitentiaire de Valence, vous l'avez dit, a connu au mois de novembre 2016 des incidents, qui ont causé des dégradations importantes. Cet établissement est géré sous le régime du partenariat public-privé : les frais de remise en état ont été évalués à 1,7 million d'euros. Ces travaux devraient intervenir très rapidement, à compter du début de l'année 2018, et durer sept mois. Monsieur le sénateur, au mois d'août prochain, les travaux seront terminés.
Parallèlement, comme vous m'avez interrogée sur les ressources humaines, je vous rappelle que la situation dans l'établissement est, me semble-t-il, assez favorable. En effet, le taux de couverture de surveillants pénitentiaires, comme nous disons dans notre jargon, est de près de 103 %, c'est-à-dire au-dessus du seuil cible spécifique, ce qui paraissait normal au regard des circonstances. Étant donné que nous sommes au-dessus des moyennes nationales, la situation n'est pas, à ma connaissance, destinée à évoluer.
Enfin, je rappelle que cet établissement ne connaît pas de phénomène de surpopulation carcérale, contrairement à bien d'autres prisons en France, puisque le taux d'occupation est de 106 % dans le quartier maison d'arrêt, avec, me semble-t-il, 360 prisonniers pour 344 places, et de 77 % dans le quartier maison centrale.
Tout cela me conduit à vous faire remarquer, monsieur le sénateur, que le budget de la justice pour 2018 est tout à fait satisfaisant : il est en augmentation de près de 4 %, avec des créations d'emplois importantes. Nous n'avons donc pas d'inquiétudes à avoir ni pour la justice ni pour la prison de Valence ! (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche et du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
Mme la présidente. La parole est à M. Gilbert Bouchet, pour la réplique.
M. Gilbert Bouchet. J'entends bien votre réponse, madame la garde des sceaux : le candidat Macron avait pris des engagements pour créer 15 000 places. Or les 26 millions d'euros inscrits au budget de 2018 ne permettront d'en créer que 10 000, me semble-t-il.
Je note aussi que les crédits de rénovation des prisons baissent de 23 %. Aucun crédit n'est prévu pour résorber les vacances des postes pénitentiaires,…
Mme la présidente. Veuillez conclure, mon cher collègue !
M. Gilbert Bouchet. … et les crédits consacrés à l'aménagement des peines diminuent également de 27 %. Vos propos rassurants, en décalage avec la réalité des chiffres, me laissent donc perplexe. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
La source —
senat_questions · nº 158d6380:160442b9ed3:-783f
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