geheim.land Recherche Politique
28 décembre 2017 · Sénat · Intérieur · réponse Réponse

Inquiétudes des maires de l'Orne

· Clôturée

Intérieur (repondant)

Conformément à l'engagement du président de la République, la loi de finances pour 2018 prévoit que la taxe d'habitation soit progressivement recentrée sur les contribuables aux revenus les plus élevés. L'article 5 de la loi de finances pour 2018 instaure, à compter des impositions de 2018, un nouveau dégrèvement qui, s'ajoutant aux exonérations existantes, permet à environ 80 % des foyers d'être dispensés du paiement de la taxe d'habitation au titre de leur résidence principale d'ici 2020. En 2018 et 2019, la cotisation de taxe d'habitation restant à charge de ces foyers, après application éventuelle du plafonnement existant, sera abattue de 30 % puis de 65 %. Cependant, afin de préserver l'autonomie financière des collectivités territoriales, le Gouvernement s'est engagé à ce que l'État prenne en charge intégralement le coût de cette mesure. Dès lors, aucune compensation n'est à prévoir pour les collectivités territoriales qui continueront de percevoir l'intégralité de leurs ressources de taxe d'habitation par le biais des avances de fiscalité. Dès lors, les collectivités territoriales ne subiront aucune conséquence financière de cette disposition. En outre, le dégrèvement de taxe d'habitation institué en 2018 est une étape vers une refonte globale de la fiscalité locale. Cette dernière garantira aux collectivités, dans le respect du principe constitutionnel d'autonomie financière, les ressources nécessaires à l'exercice de leurs compétences.
La source — senat_questions · nº -65b67034:16068382030:-78d1
↗ https://www.senat.fr/questions/base/2017/qSEQ171202687.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé