geheim.land Recherche Politique
18 janvier 2021 · Sénat · seance_publique · exposé des motifs Amendement

Amendement 23 — visant à protéger les jeunes mineurs des crimes sexuels

· Rejeté

Michelle Meunier (auteur), Marie-Pierre de La Gontrie (cosignataire), groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (groupe), Laurence Rossignol (cosignataire), Isabelle Briquet (cosignataire), Annie Le Houerou (cosignataire), Hussein Bourgi (cosignataire), Laurence Harribey (cosignataire) … 20 signataires en tout

L’enfant ne dispose pas des moyens suffisants pour se protéger lui-même des violences à son encontre. Les médecins qui le soignent ont un rôle vital pour le protéger. Or depuis 1997, à l’exception des médecins fonctionnaires de l’État ou fonctionnaires territoriaux qui ont une obligation de signalement selon l’article 40 de procédure pénale, les médecins sont face à un dilemme éthique : - soit ils signalent et risquent des poursuites, des sanctions disciplinaires, des poursuites pénales après avoir appliqué l’article 226-14 du code pénal ; - soit ils ne signalent pas et risquent d’être l’objet de poursuites et sanctions pénales pour ne pas avoir signalé selon les articles 434-3 et 226-3 du code pénal. Ce dilemme explique le faible taux de signalement lorsque un médecin détecte dans l’exercice de sa profession les signes d’alerte qui lui permette de suspecter des violences psychologiques, physiques et sexuelles à l’encontre d’un mineur. L’introduction de l’obligation de signaler les suspicions de violences psychologiques, physiques et sexuelles dans l’article 226-14 du code pénal est la solution pour mettre un terme à ce dilemme. Ainsi, cet amendement précise l'application de l’article 226-14 du code pénal : - le signalement est obligatoire pour les médecins ; - le signalement est autorisé pour les autres professionnels et toute personne ayant l’autorisation de signaler au procureur de la République ; - le signalement est autorisé pour les autres professionnels et toute personne dans les cas où il est nécessaire de transmettre des informations préoccupantes à la cellule départementale de recueil, de traitement et d'évaluation des informations préoccupantes ; - il n’existe pas d’obligation de signaler pour des personnes de plus de 18 ans ; le signalant ne peut adresser un signalement au procureur de la République sans l’accord d’une personne de plus de 18 ans. Enfin, les dispositions issues de la loi de juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales sur la levée du secret médical en cas de violences conjugales et d'emprise sont conservées en l'état.
La source — senat_amendements · nº 1180837
↗ https://www.senat.fr/amendements/2020-2021/272/Amdt_23.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé