au nom du groupe PfE. – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Strasbourg est un symbole de cette Europe à l'envers. On a eu une mairie qui a acheté des bus à l'autre bout de la planète, alors qu'on fabrique des bus en Ardèche. Si on peut en finir avec ce non-sens, nous sommes bien sûr pour.
Cette semaine, la Commission a dévoilé son texte sur 2 500 milliards d'euros de commandes publiques en Europe. Bruxelles ne voulait pas de la préférence européenne, eh bien aujourd'hui, c'est devenu un mot à la mode.
50 % de contenu européen et surtout, d'après l'article 73, c'est optionnel au lieu d'être obligatoire. Dans le texte cette préférence n'est pas européenne. Dans l'article 70 sur la préférence européenne, le premier paragraphe parle de la situation des pays étrangers. Tous ces pays couverts par les accords de libre-échange: la Turquie, l'Albanie, l'Australie: c'est cela votre définition de la préférence européenne? Comment l'expliquer à Saint-Gobain ou Knauf? Quels sont ces pays qui ont des accords mais sont fermés aux Européens? Quand j'ai posé la question à la Commission, elle n'a pas été capable de me répondre.
Exigeons la réciprocité réelle. Des usines ici, des transferts de technologie: ces mots sont malheureusement absents de votre texte. Et que la Commission donne aussi l'exemple et cesse d'acheter Microsoft, Amazon et finance des influenceurs extra-européens.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)