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16 septembre 2026 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe The Left. – Madame la Présidente, Brecht avait raison. On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent. Vous fixez le fleuve et vous refusez obstinément de regarder les rives qui l'enserrent. Vous exigez de Cuba, soumis depuis plus de 60 ans à un blocus illégal, qu'il soit irréprochable. Mais lorsqu'il s'agit de juger les États-Unis qui menacent aujourd'hui d'envahir Cuba, notre indignation est soudainement silencieuse. Onze millions de Cubains et de Cubaines vivent au rythme des pénuries, des coupures d'électricité et d'eau. Face à cette situation, quel sujet ce Parlement choisit-il de placer aujourd'hui au premier plan? Le cas de deux prisonniers politiques, alors que l'Union européenne dispose déjà d'instruments diplomatiques nécessaires pour agir. Nous devons impérativement traiter la question des sanctions pour ce qu'elles sont: non pas une abstraction diplomatique indolore, mais une véritable violence économique qui frappe les civils. Leurs torts? Choisir une autre voie que celle que les États impérialistes veulent leur imposer. Les droits humains ne peuvent pas être un projecteur que l'on braque sur ses adversaires et que l'on éteint dès qu'il risque d'exposer ses alliés. Que cette hypocrisie cesse enfin.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-10-2026-09-16_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

au nom du groupe PfE. – (début de l’intervention hors micro) les prisonniers politiques à Cuba. Mais en réalité, il y a 11 millions de prisonniers sur cette île qui est une prison à ciel ouvert depuis 1959. Une prison que 3 millions de Cubains ont quand même réussi à fuir malgré les interdictions, à fuir ce que la... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)