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17 septembre 2026 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe PfE. – Monsieur le Président, protéger la santé de nos concitoyens face aux substances toxiques est une exigence absolue. C'est un défi qui réclame de la rigueur, de l'exigence et surtout de la rationalité. Or, dans cet hémicycle, et particulièrement sur les bancs de la gauche et des Verts, la rationalité scientifique a depuis bien longtemps cédé sa place à la panique morale et à l'idéologie. Rappelons une évidence connue depuis longtemps: c'est la dose qui fait le poison. Aujourd'hui, la technologie nous permet de détecter des traces de substances à une échelle infime, c'est-à-dire un milliardième de milligramme. Mais détecter une molécule ne signifie pas que le seuil de toxicité est atteint. Pourtant, l'extrême gauche et les écologistes entretiennent sciemment cette confusion. Ils confondent systématiquement la présence d'une trace avec un risque sanitaire avéré. Et cette politique de la peur a des conséquences concrètes. Cette politique de la peur a des conséquences désastreuses. En toxicologie, cela porte un nom: la substitution regrettable. Sous la pression d'un discours alarmiste et déconnecté du réel, vous, la gauche, les macronistes, exigez des interdictions brutales sans aucune alternative viable. Quel en est le résultat? Regardons, par exemple, l'agriculture. En interdisant bêtement les néonicotinoïdes, vous forcez nos cultivateurs, notamment dans la filière de la betterave, à pulvériser davantage en amont avec des insecticides, en les obligeant à multiplier les passages de tracteur. Au nom d'une prétendue protection, vous avez aggravé le problème. Vous ne faites pas de l'écologie, vous faites de l'idéologie. Mais au-delà de ces conséquences agricoles, la plus grande supercherie de votre politique européenne réside dans le cynisme commercial. Vous imposez à nos agriculteurs et à nos industriels les normes les plus drastiques du monde. J'en profite d'ailleurs pour saluer l'immense qualité de l'agriculture française, la plus vertueuse au monde. Mais en même temps, la Commission européenne laisse nos frontières grandes ouvertes à des produits étrangers traités avec des phytos que nous, nous n'avons même pas et que nous avons strictement interdits sur notre sol. Où est la protection de la santé humaine, quand l'Union européenne importe massivement des denrées agricoles traitées avec des phytos interdits chez nous, tout en pénalisant nos propres producteurs? L'absence de véritable clause miroir est une trahison sanitaire autant qu'une injustice économique. Au Rassemblement national, nous portons une autre vision. Nous croyons en la science et au progrès, pas en l'obscurantisme des Verts. La protection de la santé humaine ne passera pas par une asphyxie réglementaire, mais par la souveraineté en protégeant nos frontières, en finançant la recherche pour trouver des alternatives réelles et en cessant de transformer la noble cause de la santé publique en un outil de décroissance punitive.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-10-2026-09-17_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)