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4 juillet 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Monsieur le Premier ministre, vous nous avez exposé la manière dont le Gouvernement entend rétablir notre situation financière, et la méthode qu’il compte adopter pour y parvenir : réduire la pression fiscale qui pèse sur nos concitoyens, faire baisser la dépense publique, qui est bien plus élevée chez nous que dans la plupart des autres pays européens, et donner de la visibilité, à moyen terme, à l’ensemble des acteurs.Cet enjeu est absolument décisif pour la bonne marche de notre économie. Il doit nous permettre de retrouver des marges de manœuvre pour investir, développer et rénover nos infrastructures, accompagner celles et ceux qui en ont le plus besoin et retrouver notre crédibilité vis-à-vis de nos partenaires européens – condition absolument nécessaire à la relance du projet européen. Pour cela, nous devons concentrer nos dépenses sur nos priorités, là où l’action publique a une réelle valeur ajoutée, et repenser nos politiques publiques. En tant que parlementaires, nous aurons un rôle majeur à jouer dans cette démarche. Et cela commence dès maintenant. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe REM.)L’examen du projet de loi de règlement, qui arrête le montant définitif des dépenses et des recettes de l’État, sera l’occasion de trouver toutes les sources d’efficience inexploitées et les économies potentielles. Avec ses annexes, et notamment le rapport annuel de performance, nous nous efforcerons de mesurer précisément la performance des dépenses publiques, en évaluant l’utilisation des crédits budgétaires au regard des objectifs fixés. Nous mènerons ensuite le débat d’orientation des finances publiques au cours duquel votre gouvernement nous présentera un rapport sur l’évolution de l’économie nationale et sur les orientations des finances publiques. Cela nous permettra de préciser la stratégie du Gouvernement en matière de réduction des dépenses et de préparer l’examen du projet de loi de finances à l’automne. Enfin, nous inscrirons cette volonté de rétablissement de la situation financière française dans le long terme, avec une loi de programmation des finances publiques.Pour assurer la sécurité des Françaises et des Français, notre action se déroulera en plusieurs étapes. Le Gouvernement souhaite d’abord prolonger une dernière fois, jusqu’au 1er novembre, l’état d’urgence mis en place au soir des attentats du 13 novembre 2015. Nous partageons cette décision. La loi de programmation militaire, qui nous sera soumise en 2018, devra, quant à elle, donner enfin à notre pays les moyens de se défendre parfaitement, en portant à 2 % du PIB l’effort de défense.La lutte contre le chômage et la rénovation de notre modèle social constituent un autre axe fondamental. Incapable d’assurer l’égalité entre les citoyens et entre les entreprises, notre modèle social est aujourd’hui inadapté face aux bouleversements que connaît notre économie. Le projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social posera la première pierre de ce chantier.Durant la campagne présidentielle et celle des législatives, nous avons été extrêmement clairs et transparents concernant l’utilisation d’ordonnances. Depuis le début, nous avons expliqué que nous y aurions recours afin de nous attaquer sans tarder au chômage de masse qui mine notre pays depuis trente ans. (Applaudissements sur les bancs des groupes REM et MODEM.) Les ordonnances nous permettront de légiférer vite et efficacement, tout en garantissant les concertations qui s’imposent avec les représentants des salariés comme avec ceux du monde de l’entreprise.Agir vite : c’est ce qu’attendent de nous les Françaises et les Français. Nous examinerons donc ce texte pour permettre à votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, de prendre des ordonnances visant à renforcer et simplifier le dialogue social, tant dans l’entreprise que dans la branche, et à sécuriser les relations de travail, tant pour les employeurs que pour les salariés.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)