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4 juillet 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Certes, nous n’avons pas tout réussi. Nous n’avons pas toujours été assez loin. Nous n’avons pas toujours su expliquer ce que nous faisions, ni pourquoi nous le faisions. Nous nous sommes beaucoup divisés ; comme toujours, nous avons d’abord regardé ce qui n’avait pas été fait avant de nous féliciter de ce qui l’avait été. Pourtant, des nouvelles règles européennes de supervision bancaire à la taxation du capital au même niveau que le travail, en passant par la loi de séparation bancaire, nous n’avons jamais cessé d’avancer.En rappelant ces décisions méconnues ou déjà oubliées, j’espère m’être fait mieux comprendre sur le sens que nous donnons au mot « progrès ». Hier, le Président de la République a prononcé la phrase suivante : « Il sommeille en chacun de nous un cynique. » En la matière, mes chers collègues, le cynisme consisterait à revenir, au nom d’un monde nouveau, sur ces belles avancées ! (Applaudissements sur les bancs du groupe NG.)Le cynisme consiste aussi à surjouer, comme vous venez de le faire, monsieur le Premier ministre, le coup très classique du bilan en matière de déficit. Je ne reviens pas sur l’action d’une majorité que vous avez soutenue et qui ne fut pas exemplaire en la matière. Ce jeu-là n’apporterait rien au débat. Mais préparer vos renoncements et justifier vos coupes claires par notre bilan relève de la mystification.Pendant la campagne présidentielle, j’ai entendu Emmanuel Macron, qui n’était encore que candidat, se revendiquer de l’œuvre de figures illustres qui ont marqué notre pays. Il ne serait que justice qu’à votre tour, monsieur le Premier ministre, vous vous revendiquiez de son bilan au ministère de l’économie et des finances.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Finalement, qu’avez-vous dit à nos compatriotes ? Que vous vouliez opposer aux mythes fanés du vieux monde les rythmes, la couleur d’un monde nouveau dont vous auriez les clefs ; qu’il y aurait dans cette confrontation quelque chose de fécond ; que le clivage entre anciens et modernes était désormais le seul... Lire ▸
Très bien !
Ce qui compte, pour nos concitoyens, c’est le travail, qui donne à chacun une dignité, c’est la reconnaissance de leur contribution à la création de richesse, c’est ce qui les libère des charges de la vie courante, c’est la protection de la qualité de vie, la préservation de leur santé, la garantie de leur... Lire ▸
Ça, ce n’est pas sûr !
(La prise de parole ci-dessus)
Tout à fait !