Nous n’avons que faire d’une politique de l’offre et de la contraction de la demande. (Applaudissements sur les mêmes bancs.)Le pays est d’abord riche de ses demandes.Coup de force, vous vous donnez huit jours dans cette assemblée pour disposer par le moyen des ordonnances du droit de renverser tout l’ordre public social de notre pays et sa hiérarchie des normes.Huit jours pour abolir les résultats de cent ans de luttes et de compromis sociaux. De mai 1936 à mai 1968, en passant par le Conseil national de la Résistance, vous voulez tout disloquer en deux votes. Nous appelons cela un coup d’État social. Et nous, parlementaires, nous n’aurions pas le droit de toucher à une seule ligne ni à une seule virgule de ces textes qui, pour nous, sont tant de choses ?Qui vous a demandé de le faire, sinon le MEDEF, organisation sans représentativité qui accapare la parole de tous les patronats, pourtant aussi divers que les entreprises ? Le peuple des métiers, celui qui crée seul toute la richesse de la patrie, aspire à autre chose : de la visibilité dans la vie professionnelle, de la sécurité, des bonnes payes, des retraites décentes. Il demande la fin du scandale des 9 millions de personnes réduites à la pauvreté dans la cinquième puissance du monde, des 565 morts par an au poste de travail, des 1 200 personnes qui décèdent chaque année de maladies professionnelles,…
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Quelle surprise !
Nous serons le seul groupe dont aucun des membres ne votera ce soutien, je veux le souligner. Mais nous ne voulons pas être seulement votre opposition, nous nous présentons comme l’alternative au monde que vous représentez.Il faut qu’il y en ait une, car le sol se dérobera bientôt sous vos pieds. Dans un pays de...
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M. Jean Lassalle et M. Nicolas Dupont-Aignan
Très bien !
(La prise de parole ci-dessus)