Monsieur le ministre d’État, ministre de l’intérieur, la France vit, depuis les attentats dits du Bataclan qui l’ont durement frappée le 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, sous le régime de l’état d’urgence.N’en doutons pas : la menace demeure réelle et d’un niveau alarmant. Dans son avis en date du 15 juin dernier sur le projet de loi prorogeant l’application de la loi du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence, dont nous aurons à connaître dès demain dans cette enceinte, le Conseil d’État a estimé que subsiste une menace terroriste persistante, d’intensité élevée, qui caractérise un péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public.Le danger n’a cessé, au cours des vingt derniers mois qui ont suivi cet attentat, d’évoluer, les terroristes s’attaquant de plus en plus, et à intervalle régulier, à nos forces de l’ordre, symboles de l’ordre républicain.Nous n’oublions pas les victimes et rendons un hommage appuyé au travail des services de sécurité de police, de gendarmerie et de renseignement. Monsieur le ministre d’État, pourriez-vous, dans ce contexte, préciser à la représentation nationale comment vous entendez répondre aux problématiques essentielles posées par cette menace ?Comment entendez-vous en outre concilier les outils juridiques et opérationnels déjà en vigueur dans le cadre de l’état d’urgence avec les nouvelles réponses que vous nous proposerez de construire ensemble dans le cadre du projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ? (Applaudissements sur les bancs des groupes REM, MODEM et LC.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Bla-bla-bla !
Et les retraités ?
La parole est à M. Didier Paris, pour le groupe La République en marche.
(La prise de parole ci-dessus)