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6 juillet 2017 · Assemblée nationale · hémicycle Séance
Nous aurions pu examiner ce texte la semaine prochaine : notre débat aurait eu lieu avant la date fatidique du 15 juillet. Mais visiblement, il en va autrement.Tout à l’heure, monsieur le ministre d’État, vous avez dit qu’il fallait « symboliquement » proroger l’état d’urgence, avant de nous expliquer qu’au fond, c’était l’opérationnel qui était important. En effet, c’est l’opérationnel qui est important ! Il n’est pas question de symbolique dans cette histoire. Et s’il y a une symbolique, c’est bien celle de faire respecter l’État de droit dans lequel nous sommes, que nous défendons et qui est justement la cible des actes terroristes.Monsieur le ministre d’État, j’ai identifié dans votre discours le syllogisme habituel qu’on entend ici et là : s’il n’y a pas d’attentat, c’est grâce à l’état d’urgence, donc il faut le proroger. Et s’il y a un attentat, alors il faut renforcer l’état d’urgence pour éviter qu’il y en ait d’autres. Autrement dit, il faut instaurer l’état d’urgence permanent. Cela vous place dans une certaine difficulté, monsieur le ministre d’État : vous devez défendre à la tribune à la fois la nécessité de l’état d’urgence et la nécessité de sortir de l’état d’urgence, avec des arguments tout à fait contradictoires ! (Applaudissements sur les bancs du groupe FI.) Vos arguments pourront d’ailleurs se retourner contre vous lorsque nous arriverons à la date du 1er novembre, au terme de la prorogation de l’état d’urgence que vous nous demandez de voter aujourd’hui.Je veux évoquer devant vous la responsabilité dont nous devons faire preuve dans cette situation. En effet, il est irresponsable de faire croire que c’est en reconduisant l’état d’urgence ad vitam aeternam qu’on prévient les actes terroristes. Vous l’avez pourtant fait tout à l’heure.
La source — assemblee_nationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Vous nous demandez de voter en urgence sur l’état d’urgence. C’est quand même un comble ! L’état d’urgence actuel prendra fin le 15 juillet. Pourquoi tant de précipitation ?En commission des lois, mes collègues du groupe Les Républicains avaient demandé à vous auditionner, monsieur le ministre d’État, afin de... Lire ▸
C’est vrai !
Vous avez raison !
(La prise de parole ci-dessus)
Il ne s’agit que d’une prolongation de trois mois !